Il n’y a pas eu d’annonce forte, mais plutôt un cours de méthode donné par Jean-Noël Barrot, le ministère des Affaires étrangères au cours de l'émission “L'Événement”, sur France 2, mardi soir.
"Cette guerre (...), nous ne l'approuvons pas, et nous n'y participerons pas", a déclaré Jean-Noël Barrot en début d'émission. "Il ne s'agit en aucun cas de rentrer dans la guerre au Moyen-Orient", a martelé le chef de la diplomatie française. Une manière de s’engager sans s’engager.
C’estla ligne officielle de la France, mais les journalistes lui ont rappelé l’annonce du président de la République qui souhaite former une coalition internationale pour assurer la navigation dans le détroit d’Ormuz, une coalition qui assurerait sa mission avec des bâtiments militaires.
"La liberté de navigation fait partie du droit de la mer (...) Nous voulons bâtir une mission pour assurer la sécurité de la circulation dans le détroit d'Ormuz”, a répliqué le ministre des Affaires étrangères.
Paris a tout de même choisi de s’engager un peu plus dans cette guerre. Au début des attaques contre l’Iran, Paris n’a évoqué que la défense de ses bases militaires dans la région et le soutien des pays du Golfe qui le demandent puisque la France a signé des accords de défense avec eux.
En revanche, aucun changement de discours sur les belligérants. La France appelle toujours "à une désescalade la plus rapide possible", à la "cessation des hostilités", mais fait toujours porter la responsabilité du conflit à l’Iran alors que le conflit a été lancé par Israël et les États-Unis.
Le pays doit renoncer à être “une puissance déstabilisatrice et dangereuse" et cesser cette "obstination" concernant son arsenal militaire et le nucléaire.
La France organise ce mercredi une nouvelle réunion d’urgence du G7, puisqu’elle en a la présidence. Emmanuel Macron convoque ses partenaires pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment pour faire le point sur la situation énergétique et sur les mesures à prendre pour les atténuer, selon un communiqué de l’Élysée.









