Alors que la présidentielle en France est prévue dans huit mois, l’ancien Premier ministre François Bayrou prône un candidat consensuel entre la droite et la gauche françaises. Dans une interview au Figaro, il explique que l’objectif est d'éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon de La France insoumise et Marine Le Pen du Rassemblement national.
La "catastrophe" d’un "deuxième tour entre l’extrême droite et l’extrême gauche" se produira selon lui "si nous ne portons pas au deuxième tour un candidat capable de rassembler tous les démocrates réformistes".
"Tous ceux qui rejettent les extrêmes doivent accepter d’organiser une compétition entre les candidats potentiels […] du Parti socialiste, dans sa version sociale-démocrate, jusqu’aux gaullistes", précise Bayrou.
Pour le chef du parti centriste MoDem, cette grande primaire serait un rendez-vous où "chacun défend sa vision de l’avenir et un vote le plus ouvert possible a lieu fin janvier ou début février pour décider". Ce calendrier laissera au lauréat "deux mois pleins de campagne", bien assez pour remporter un scrutin qui "se joue à la fin, parfois la dernière semaine", pense François Bayrou. Les éventuels postulants sont priés de se manifester d’ici septembre.
Dans cette perspective, François Bayrou a déjà identifié des profils à même de porter cette vision d’une "France qui rejette les extrêmes". Il s’agit notamment de Bernard Cazeneuve, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, François Baroin, Yaël Braun-Pivet et Thierry Breton.
32 candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle française de 2027 ont déjà été identifiés par Le Figaro au 2 juillet 2026.
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