Le gouvernement Lecornu assure que depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, la question du réchauffement climatique est prise au sérieux.
Mais depuis quelques jours, les autorités s’adaptent, mais il est clair que les infrastructures, les écoles et les installations électriques ne sont pas prêtes à faire face à des températures aussi élevées.
Ce matin, le ministre de l'Éducation annonce la fermeture complète ou partielle de 13 500 écoles en raison de la canicule. Moins de 10 % des écoles bénéficient d’une climatisation, même partielle, et la plupart ne disposent pas de volets.
Les urgences, déjà débordées en temps normal, ont dû gérer un afflux supplémentaire de patients liés à la chaleur, notamment pour des coups de chaud, des vertiges ou des déshydratations. Santé publique France annonce que le nombre de passages aux urgences a été multiplié par trois.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a appelé à la prudence ce matin alors que la capitale devrait encore connaître des températures avoisinant les 40 degrés aujourd'hui. Il a annoncé sur BFMTV qu'il y avait des "victimes" de la chaleur dans sa municipalité. La mortalité a augmenté ces derniers jours, a-t-il déclaré.
Plus de mille trains ont été supprimés en France ce mercredi en raison de la canicule. La SNCF a procédé à de nouvelles suppressions de trains sur la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) jusqu'à samedi. En Nouvelle-Aquitaine, aucun TER ne circulera entre 10 h et 18 h jeudi et vendredi.
Il semble que le réseau ne puisse supporter ces températures. "Les matériaux métalliques se déforment sous l'effet de la chaleur et les systèmes électriques surchauffent", a expliqué ce matin sur France Info le président-directeur général de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel.
La France paie ici la baisse des investissements dans le réseau, avec des installations qui datent parfois des années 1950. L'âge moyen du réseau français est estimé à environ 30 ans, ce qui le place derrière certains de ses voisins européens.
Une baisse prévue vendredi
Le niveau maximal d'alerte à la canicule, la vigilance rouge, sera levé dans 11 départements de l'ouest de la France à partir de jeudi 22 h 00, heure locale (20 h 00 GMT), a annoncé jeudi Météo-France.
"Vendredi, une baisse progressive des températures par la façade atlantique s'esquisse à la suite de la dégradation orageuse de jeudi soir", a ajouté l'organisme de prévision.
Cette baisse de chaleur devrait être accompagnée de forts orages.
D'ici là, le pic de la canicule que connaît la France depuis le début de la semaine devrait être atteint jeudi, avec 72 départements sur 101 en vigilance rouge et 51,1 millions de Français concernés.
Cette situation est qualifiée d’historique et d’exceptionnelle, mais le GIEC, groupe d'experts sur le climat travaillant pour le compte de l'ONU, rappelle que c’est désormais la norme. Ces pics de chaleur sont "inévitables", selon le groupe d’experts.
"Inévitablement, nous allons connaître davantage de situations comparables à celles que nous venons de vivre ces derniers jours", a prévenu Jim Skea, le président du GIEC. Le réchauffement dans certaines régions et dans les océans dépasse les prévisions des scientifiques, a-t-il expliqué.




















