Lors d'une journée historique de mobilisation pour les salaires et le pouvoir d'achat, 575 000 personnes ont défilé dans le calme en France selon le ministère de l'Intérieur, 1,6 million selon la CGT.
Ils ont défilé pour les mêmes revendications : hausse des salaires, davantage de moyens pour les écoles et les universités et refus du racisme.
Les syndicats parlent de "mobilisation historique".
Face à cette mobilisation, et peut-être aussi parce que les élections présidentielles auront lieu dans quelques mois, le gouvernement a annoncé en fin d’après-midi une conférence sociale lundi prochain avec les syndicats et le patronat.
Les organisations syndicales réclament une hausse substantielle du Smic et, au-delà, une augmentation des salaires dans leur ensemble. Sur X, la secrétaire générale de la CGT rappelle que le Smic français est le salaire minimum qui a le moins augmenté en Europe depuis 10 ans. "Nous voulons 10 % d’augmentation des salaires".
La manifestation a commencé place de la République à Paris et, à côté des ballons rouges de la CGT et orange de la CFDT, l’Orchestre du Nouveau Monde a joué l’Internationale. Cet orchestre constitué de jeunes musiciens vient soutenir chaque manifestation depuis le début du mouvement de grogne. Une minute de silence a été observée en hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné à Trappes par un fanatique d’extrême droite le 23 octobre dernier.
Et l’automne social n’est pas terminé : il se veut désormais européen.
Des organisations syndicales et associatives de sept pays européens se sont réunies mardi 3 novembre à Paris. Des représentants belges, britanniques, espagnols, français, grecs, italiens et portugais appellent à manifester ensemble les 20, 21 et 22 novembre.




















