Les ministres des Affaires étrangères des 57 membres de l'OCI étaient réunis au siège de l'organisation à Jeddah en Arabie saoudite, pour examiner le plan, approuvé par la Ligue arabe mardi au Caire.
Élaboré par l'Egypte, le plan prévoit de reconstruire la bande de Gaza, détruite par 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, sans déplacer ses 2,4 millions d'habitants.

"La réunion ministérielle d'urgence de l'Organisation de la coopération islamique a adopté le plan égyptien, qui est maintenant devenu un plan arabo-islamique", a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty, des propos confirmés par son homologue soudanais.
"C'est certainement une chose très positive", a déclaré M. Abdelatty.
M. Trump avait suscité un tollé international en proposant de déplacer les Palestiniens de Gaza vers l'Egypte et la Jordanie, pour faire du territoire la "Riviera du Moyen-Orient".
Lors du sommet de mardi au Caire, les dirigeants arabes ont également annoncé la création d'un fonds destiné à financer la reconstruction de Gaza et ont exhorté la communauté internationale à le soutenir.
"La prochaine étape consistera à faire de ce plan un plan international en le faisant adopter par l'Union européenne et par des parties internationales telles que le Japon, la Russie, la Chine et d'autres", a déclaré M. Abdelatty.
"C'est ce que nous chercherons à obtenir et nous sommes en contact avec toutes les parties, y compris la partie américaine".
Le plan alternatif adopté par les dirigeants arabes met de fait à l'écart le Hamas et prévoit un retour de l'Autorité palestinienne.
Mais il a été rejeté par Israël et critiqué par les Etats-Unis.
Le plan "ne répond pas aux attentes" de Washington, a déclaré jeudi aux journalistes la porte-parole du département d'État, Tammy Bruce. L'envoyé de M. Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff, a observé qu'il s'agissait d'un "premier pas de bonne foi de la part des Égyptiens".
L'OCI a également acté la réintégration dans l'organisation de la Syrie, suspendue en 2012 après la répression contre un soulèvement prodémocratie menée par Bachar al-Assad, chassé du pouvoir en décembre dernier par une coalition rebelle.
"Cette décision représente un pas important vers le retour de la Syrie au sein des communautés régionales et internationales en tant qu'État libre et juste", a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué.



















