Un mouvement de population massif s'est produit lundi dans les banlieues sud de Beyrouth suite aux menaces israéliennes de bombarder la capitale libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur.
Les routes et les accès aux banlieues sud ont connu d'importants embouteillages, les habitants restant bloqués pendant des heures avant de se diriger vers le centre de Beyrouth, selon un correspondant d'Anadolu.
De nombreux habitants ont évacué leurs domiciles après que les médias israéliens ont rapporté que l'armée prévoyait d'émettre des ordres d'évacuation pour les zones susceptibles d'être ciblées par des attaques.
Parallèlement, l'Université libanaise a reporté les examens de ses facultés et instituts sur le campus universitaire Rafic Hariri à Hadath, à Beyrouth, et dans la ville de Sidon, au sud du pays, à la semaine prochaine, en raison de la situation sécuritaire actuelle.
L'université a précisé dans un communiqué que les examens se dérouleraient comme prévu dans ses autres campus.
Lundi matin, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à l'armée de mener des frappes aériennes sur Beyrouth, marquant une nouvelle escalade malgré le cessez-le-feu négocié par les États-Unis et en vigueur depuis le 17 avril.
Cet ordre intervient à la veille d'une nouvelle série de négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv à Washington, sous médiation américaine.
























