Le président américain Donald Trump a affirmé que Washington ne négociait pas avec Téhéran, ajoutant qu'une issue à la guerre surviendrait "assez bientôt".
"Non, je pense que nous ne négocions pas", a déclaré Donald Trump mercredi aux journalistes à son retour d'un rassemblement en Caroline du Sud.
"Nous allons parvenir à quelque chose, d'une manière ou d'une autre, assez bientôt", a-t-il ajouté, précisant que beaucoup s'attendaient à ce qu'une décision intervienne après les élections américaines de mi-mandat, prévues le 3 novembre.
Lors de son rassemblement, le président américain avait déclaré que les États-Unis pouvaient mettre fin dès maintenant à la guerre contre l'Iran, mais qu'ils souhaitaient s'assurer que son issue soit durable.
Il a également affirmé que Washington avait vaincu l'Iran sur les plans militaire et financier, réitérant que Téhéran ne disposerait jamais de l'arme nucléaire.
Ces déclarations interviennent alors que le New York Times a rapporté que les armées américaine et israélienne avaient élaboré des plans en vue de nouvelles frappes contre l'Iran après les élections de mi-mandat.
Le quotidien a toutefois précisé qu'il n'était pas certain que Donald Trump autorise ces opérations.
Le Corps des gardiens de la révolution iranien (CGRI) a, de son côté, menacé d'élargir le conflit en cas de nouvelles attaques contre l'Iran.
Son porte-parole, le général de brigade Hossein Mohebi, a déclaré que Téhéran pourrait modifier la "géographie de la guerre", en introduisant de nouvelles armes et en visant des cibles qui n'ont pas encore été attaquées.
"Nous allons introduire de nouvelles armes dotées de nouvelles capacités dans la bataille, et le monde sera surpris", a-t-il affirmé, sans préciser les armements concernés ni les cibles envisagées.
L'état-major des forces armées iraniennes a également averti que toute nouvelle attaque américaine contre l'Iran entraînerait des frappes contre les bases et les intérêts des États-Unis dans la région.
Les menaces iraniennes interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, notamment autour du détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Les États-Unis et Israël ont lancé leur offensive contre l'Iran le 28 février. Téhéran a riposté par des frappes de missiles et de drones contre Israël et des pays de la région abritant des installations militaires américaines.
Un protocole d'accord conclu en juin sous médiation pakistanaise et qatarie devait contribuer à mettre fin aux hostilités. Sa mise en œuvre reste cependant bloquée par des désaccords, notamment sur la navigation dans le détroit d'Ormuz.




















