POLITIQUE
2 min de lecture
La France pourrait être visée par des actions de guerre hybride “plus directes et violentes”
La cheffe du renseignement intérieur français met en garde contre le risque d’actions hostiles plus brutales sur le territoire national, alors que plusieurs incidents impliquant des drones explosifs en Allemagne suscitent l’inquiétude.
La France pourrait être visée par des actions de guerre hybride “plus directes et violentes”
La cheffe du renseignement intérieur français, Céline Berthon / AFP

La France doit se préparer à l’éventualité d’actions de guerre hybride “plus directes” et “violentes” sur son territoire, a averti mercredi Céline Berthon, directrice générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Lors d’un débat organisé par le Mouvement des entreprises de France (Medef), la responsable du renseignement intérieur a notamment évoqué la récente découverte de drones chargés d’explosifs à proximité de l’aéroport de Leipzig, dans l’est de l’Allemagne.

Ces incidents constituent, selon elle, “un signal” montrant que la France doit désormais considérer comme possibles “des actions hostiles plus directes, violentes, pouvant survenir sur notre territoire national”.

Des drones explosifs en Allemagne

Début août, un drone équipé d’explosifs avait été découvert dans la zone sécurisée réservée aux opérations de fret de l’aéroport de Leipzig, à proximité de plusieurs avions-cargos ukrainiens. Quelques minutes plus tard, un deuxième engin aurait percuté un avion-cargo de DHL.

Selon plusieurs médias allemands citant des sources proches des autorités, un troisième drone contenant également des explosifs aurait été retrouvé une dizaine de jours plus tard dans un champ à Kabelsketal, à l’ouest de l’aéroport.

Ces découvertes ont renforcé les inquiétudes des autorités européennes face au risque d’une intensification des opérations dites de “guerre hybride”.

La Russie est régulièrement accusée par les autorités européennes de mener des opérations hybrides contre plusieurs pays du continent. 

Les incidents de Leipzig sont toutefois perçus comme le signe d’une possible escalade vers des opérations plus directement violentes.

En France, les entreprises du secteur de la défense pourraient figurer parmi les principales cibles, mais la menace s’étend à un éventail beaucoup plus large d’activités stratégiques, selon la directrice de la DGSI.

Céline Berthon a notamment évoqué “toute la chaîne qui concourt à alimenter la BITD [base industrielle et technologique de défense]”, y compris les sous-traitants, ainsi que les secteurs stratégiques tels que l’énergie et les communications, qui pourraient également constituer des cibles.

En RelationTRT Français - France: la lutte contre le terrorisme met la justice et les libertés à rude épreuve
SOURCE:Agences