La Syrie a condamné l’entrée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le territoire syrien occupé, qualifiant cette démarche de violation “provocatrice” de sa souveraineté et du droit international.
Netanyahu s’est rendu plus tôt dans la journée dans la zone occupée du mont Hermon, accompagné du ministre de la Défense, Israel Katz.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé ce qu’il a qualifié d’”entrée illégale” de Netanyahu, estimant que cette démarche constituait une “violation flagrante” de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie.
Il a averti que la poursuite des incursions et des attaques israéliennes en Syrie constituait une dangereuse escalade menaçant la sécurité et la stabilité régionales.
Damas a tenu Israël responsable des conséquences de ces actions et appelé l’ONU, les organisations internationales et les États influents à intervenir pour mettre fin aux attaques et garantir un retour à l’accord de désengagement de 1974.
Lors de sa visite, Netanyahu a affirmé qu’Israël avait établi un “contrôle absolu” sans précédent sur la zone s’étendant du mont Hermon jusqu’au fleuve Yarmouk.
Il a également déclaré qu’Israël ne permettrait pas à ce qu’il a qualifié de “forces terroristes” d’établir une présence à proximité de ses frontières.
Katz a pour sa part laissé entendre qu’Israël comptait maintenir son occupation de la zone.
“Nous ne partirons pas d’ici”, a-t-il déclaré dans une vidéo distincte.
Israël occupe le plateau du Golan syrien depuis 1967 et a annexé unilatéralement ce territoire en 1981, une décision qui n’est pas reconnue par la communauté internationale.
Les forces israéliennes ont également étendu leur contrôle à l’intérieur du territoire syrien au cours des récents développements régionaux.























