FRANCE
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Carcassonne: des propos racistes filmés lors d’une patrouille de policiers municipaux
Une enquête judiciaire et une procédure administrative sont en cours à Carcassonne après la diffusion d'une vidéo dans laquelle un brigadier-chef de la police municipale tient de nombreux propos racistes, sexistes et complotistes.
Carcassonne: des propos racistes filmés lors d’une patrouille de policiers municipaux
Le policier a aussi prêté main-forte au service d'ordre du Rassemblement national (RN), notamment lors de déplacements de Jordan Bardella dans l'Aude

Les images, prises à l'insu des agents en novembre 2025, ont été publiées mardi par "Midi Libre". La vidéo, d'une durée de plusieurs heures, a été enregistrée par une caméra-piétonne que le chef d'équipe pensait avoir éteinte. 

Dans cet enregistrement l'agent emploie à plusieurs reprises des insultes racistes visant des personnes d'origine maghrébine ou africaine. Il utilise notamment les termes "bougnoules", "bicot" et "négro", tout en tenant des propos hostiles à l'immigration. La vidéo contient également des propos misogynes et complotistes.

Le policier, identifié dans les médias sous les initiales C.R., est âgé de 50 ans. Ancien parachutiste du 3e RPIMa, il est brigadier-chef de la police municipale de Carcassonne.

Selon "La Dépêche du Midi" et "InfOccitanie", il a également prêté ponctuellement main-forte au service d'ordre du Rassemblement national (RN), notamment lors de déplacements de Jordan Bardella dans l'Aude.

Les propos ont été enregistrés avant l'élection de Christophe Barthès, candidat soutenu par le RN devenu maire de Carcassonne en mars 2026. La mairie confirme sur son site officiel que Christophe Barthès est actuellement maire de la ville.

La diffusion de la vidéo avait déjà provoqué des tensions au sein de la police municipale. Selon "La Dépêche du Midi", un autre brigadier a porté plainte contre son supérieur et plusieurs agents ont été placés en arrêt maladie. 

Une enquête administrative avait été ouverte sous l'ancienne municipalité, tandis que le parquet de Carcassonne est saisi depuis janvier 2026.

Les autorités judiciaires doivent désormais déterminer si les propos tenus sont susceptibles de constituer des infractions. Sur le plan administratif, d'éventuelles sanctions relèvent d'une procédure distincte.

SOURCE:TRT français et agences