Israël et le Liban doivent tenir une nouvelle série de pourparlers à Washington, D.C., aujourd'hui. Beyrouth prévoit de demander une prolongation d'un mois du cessez-le-feu. Il est en vigueur depuis le 17 avril et expire dans quelques jours.
Citant un responsable du Hezbollah sous couvert d'anonymat, l'AFP indique que le groupe chiite libanais pourrait accepter des pourparlers indirects sous médiation américaine dans le cadre des négociations en cours.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré mercredi qu'Israël n'avait aucun "désaccord sérieux" avec le Liban, qualifiant le Hezbollah d'"obstacle à la paix et à la normalisation".
Comme lors de la session précédente, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, va réunir aux États-Unis les ambassadeurs d'Israël, Yechiel Leiter, et du Liban, Nada Hamadeh Moawad, en présence de l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa.
L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, doit se joindre cette fois à la réunion, a indiqué un responsable du Département d'État à l'AFP.
Tension sur le terrain
Malgré une trêve de dix jours, les forces israéliennes continuent d'attaquer le Liban, tuant des civils – dont la journaliste libanaise Amal Khalil mercredi – et détruisant des maisons libanaises dans les zones encore sous occupation israélienne.
L'armée israélienne, qui est entrée en territoire libanais, a établi une "ligne jaune" de séparation dans le sud du Liban, comme dans la bande de Gaza, disant vouloir protéger la population du nord d'Israël.
Le Hezbollah a pour sa part revendiqué une attaque mardi sur cette zone, disant riposter à des violations "flagrantes" du cessez-le-feu, pour la première fois depuis son entrée en vigueur.
Les attaques israéliennes ont fait au moins 2 454 morts depuis le début du conflit début mars, selon les autorités libanaises.
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