S’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de l’agence Anadolu, le responsable a indiqué que la délégation libanaise reste attachée à l’obtention d’un retrait complet d’Israël du sud du Liban, selon un calendrier défini.
"L’insistance sur un retrait complet du territoire libanais selon un calendrier, et l’attachement du Liban à cette position, a conduit à la prolongation des négociations d’une journée supplémentaire", a indiqué la source.
Plus tôt vendredi, le département d’État américain a annoncé que le cinquième cycle de discussions entre le Liban et Israël à Washington avait été prolongé d’une journée, alors qu’il devait initialement s’achever jeudi.
Le Liban veut obtenir une cessation des attaques et un calendrier de retrait des troupes israéliennes qui occupent aujourd’hui une partie importante du sud du pays.
Concernant les propositions de zones dites "pilotes", la source de l’agence Anadolu a précisé que le Liban demande une définition précise des zones concernées par un éventuel retrait israélien. Israël propose en effet des zones pilotes qui seraient gérées par l’armée libanaise en coopération avec Israël, mais rien n’est défini clairement.
Tel-Aviv, de son côté, rejette l’idée d’un calendrier de retrait. Israël souhaite conserver la possibilité de lancer des opérations militaires et insiste sur un seul point : le désarmement du Hezbollah.
Washington insiste pour obtenir un engagement de la part des Libanais et menace d’ajouter le dossier libanais aux négociations entre l’Iran et les États-Unis si aucun accord n’est trouvé d’ici à vendredi soir.
Israël poursuit ses frappes dans le sud
Des avions de chasse israéliens ont mené des frappes vendredi dans les cazas de Nabatiyé et de Bint Jbeil, pour la première fois depuis l’entrée en vigueur du dernier cessez-le-feu signé samedi dernier.
La Ligne jaune est une ligne non officielle s’étendant sur environ huit kilomètres à l’intérieur du territoire libanais depuis la frontière.
Israël refuse de se retirer des zones situées à l’intérieur de cette ligne et insiste pour maintenir sa présence sur le site du château de Beaufort (Qalaat al-Shaqif), dans le sud du Liban.
Selon des chiffres officiels libanais, les opérations militaires israéliennes ont causé, depuis le 2 mars 2026, la mort de 4 230 personnes et fait 12 179 blessés, tout en déplaçant plus d’un million de personnes.



















