Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde contre toute initiative hostile visant à contenir la Türkiye, affirmant que son pays ne permettrait à personne d’entraver sa marche en tant qu’État indépendant et prospère.
“Que personne ne se laisse entraîner vers d’autres interprétations par notre attitude digne et calme. Sur ces terres que nous avons transformées en notre patrie au prix de vies sacrifiées, nous ne permettrons à personne de mener une quelconque opération”, a déclaré Erdogan lundi, à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres au complexe présidentiel d’Ankara.
“Nous ne resterons pas spectateurs face aux démarches hostiles visant à encercler notre pays dans notre région. La Türkiye n’est dirigée contre aucun pays, aucune société, aucune croyance ni aucune culture”, a-t-il ajouté.
“Nous voulons poursuivre notre chemin en tant qu’État indépendant et prospère dans cette géographie difficile. Nous ne permettrons jamais que cette voie soit entravée”, a poursuivi le président turc.
“Ceux qui sont gênés par le renforcement de notre pays et par nos efforts pour instaurer la paix et la stabilité dans notre région ne pourront pas nous détourner de notre chemin”, a-t-il affirmé.

Alliance et unité
Erdogan a également insisté que la Türkiye était déterminée à œuvrer afin que “l’unité et la solidarité s’enracinent dans l’ensemble de notre région élargie”, conformément à sa politique d’alliance et d’unité.
Évoquant le naufrage survenu la semaine dernière au large de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), près de la ville côtière de Girne, Erdogan a indiqué qu’en coopération avec la RTCN, Ankara soutient actuellement les opérations de recherche avec neuf navires et 11 aéronefs.
Le président turc a en outre réaffirmé la volonté de son pays de développer ses relations avec l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qu’il considère comme “complémentaire aux Nations unies” comme il l’a exprimé à l’issue du sommet de l’organisation tenu la semaine dernière au Kirghizstan, auquel il a participé en tant qu’invité d’honneur.
Les “mensonges et sabotages » d’Israël ont fait dérailler les efforts de paix
Abordant les conflits régionaux, Erdogan a imputé à Israël la responsabilité de la guerre actuelle au Moyen-Orient et de ses conséquences plus larges.
“La facture de la guerre qui a commencé avec les manœuvres et les provocations d’Israël n’est pas payée uniquement par le peuple iranien, ni seulement par nos pays frères du Golfe, mais par tout le monde, qu’il soit impliqué ou non”, a-t-il dit.
Il a à ce titre accusé Israël d’avoir compromis l’accord-cadre conclu en juin en vue de mettre fin à la guerre.
“Une fois encore, ce sont les mensonges et les sabotages d’Israël qui ont rendu caduc l’accord d’Islamabad, qui avait apporté un soulagement à toute notre région”, a affirmé Erdogan.
Ankara maintient le cap économique
“La tempête des crises qui secoue notre région ne s’apaisera pas tant que cette mentalité radicale, qui considère même la moindre possibilité de paix comme une menace, n’aura pas changé”, a ajouté le président turc.
Malgré les tensions régionales, Erdogan a assuré que la Türkiye maintiendrait son cap économique.
“Même si nous procédons à certains ajustements de nos objectifs, nous continuons de maintenir l’économie turque sur la voie du développement et de la croissance », a-t-il souligné.
“Nous continuerons à prendre des mesures qui permettront d’accroître le bien-être de notre nation et d’apporter des solutions durables aux problèmes structurels de notre économie”, a-t-il poursuivi.
Et de conclure: “Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour rendre l’économie turque plus forte, plus compétitive et plus résiliente dans tous les domaines”.
























