Les frappes iraniennes de missiles et de drones ont causé pour plusieurs milliards de dollars de "dommages sans précédent" aux installations de renseignement et aux équipements de surveillance américains au Moyen-Orient, a rapporté NBC News, citant quatre sources au fait du dossier.
Les attaques ont endommagé des bâtiments, des systèmes radar et des équipements de collecte de renseignements utilisés par la CIA et d'autres agences de renseignement américaines. L'ampleur des destructions serait supérieure à celle subie jusqu'ici par les services de renseignement américains.
Selon les sources, les frappes ont visé plusieurs sites et équipements communs aux agences de renseignement et à l'armée américaines, poussant le Congrès américain à débloquer des fonds d'urgence spécifiques pour leur reconstruction et leur remplacement.
Des stations de la CIA et des systèmes radar visés
Parmi les sites liés au renseignement touchés au cours du conflit figurent une station de la CIA à Riyad, une installation dans l'est de l'Irak ainsi que des installations sensibles de radar et de surveillance réparties dans la région, selon des responsables américains et du Golfe.
Au cours de la première phase de la confrontation, les frappes iraniennes ont systématiquement visé les réseaux de radars de défense aérienne américains.
Des images satellites et des éléments visuels ont montré la destruction ou les dégâts infligés à des systèmes avancés, notamment un radar AN/TPY-2 en Jordanie et un radar à réseau phasé AN/FPS-12 au Qatar, ainsi qu'à des installations situées aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Koweït et en Arabie saoudite.
L'ampleur des dégâts a suscité des interrogations urgentes au sein de l'armée et des services de renseignement américains sur la capacité de Washington à protéger ses actifs stratégiques dans la région.
Des stocks de missiles intercepteurs en baisse
Les frappes ont également lourdement sollicité les stocks américains de défense aérienne.
Un rapport publié en juillet par le Center for Strategic and International Studies (CSIS) estime qu'entre février et juillet, environ 65 % des missiles intercepteurs Patriot américains ont été utilisés, tandis que le stock de missiles intercepteurs balistiques THAAD a diminué d'au moins 38 % par rapport à son niveau d'avant-guerre.
Les tensions régionales se sont fortement aggravées après que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes conjointes contre l'Iran en février, poussant Téhéran à riposter contre des bases militaires et des installations de renseignement américaines situées dans les pays hôtes du Golfe.
Bien que l'Iran et les États-Unis aient signé à la mi-juin, sous médiation pakistanaise, un protocole d'accord visant à mettre fin aux hostilités, sa mise en œuvre est au point mort en raison de différends persistants sur ses modalités et sur la navigation maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz.























