Selon le quotidien The New York Times, qui cite des évaluations confidentielles du renseignement américain, Téhéran disposerait toujours d’environ 70 % de son stock de missiles d’avant-guerre et aurait rétabli l’accès à 30 de ses 33 sites de lancement situés le long du détroit d’Ormuz.
Les services de renseignement américains estiment également qu’environ 90 % des infrastructures souterraines iraniennes de stockage et de lancement de missiles seraient de nouveau “partiellement ou totalement opérationnelles”, malgré les bombardements.
Ces conclusions contrastent avec les déclarations répétées de Donald Trump et du Pentagone, qui affirment depuis plusieurs semaines que les capacités militaires iraniennes ont été largement détruites.
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a dénoncé des informations qu’il qualifie de “fake news”.
“Quand les fake news disent que l’ennemi iranien se porte bien militairement face à nous, c’est quasiment de la trahison”, a écrit le président américain. Il a également affirmé que la marine iranienne avait été détruite et que l’aviation du pays n’existait plus.
Quelques heures auparavant, l’Iran avait rejeté toute modification de ses conditions pour parvenir à un règlement durable du conflit.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef de la République islamique, a déclaré sur X qu’”il n’y a pas d’autre choix que d’accepter les droits du peuple iranien”.
Téhéran réclame notamment la levée du blocus imposé par la marine américaine autour de ses ports, le dégel de ses avoirs financiers à l’étranger ainsi qu’un arrêt des hostilités dans la région, notamment au Liban.
Dans ce contexte de fortes tensions, Donald Trump doit rencontrer le président chinois Xi Jinping à Pékin à partir de mercredi. Washington espère notamment convaincre la Chine, principal importateur du pétrole iranien, d’exercer une pression sur Téhéran.


















