"La démocratie ne se construit pas avec des bombes", dénonce l’Espagne
Le ministre des Affaires étrangères plaide pour la diplomatie afin de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et prévient que la paix régionale dépend de la reconnaissance du conflit israélo-palestinien.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a appelé mercredi à la désescalade au Moyen-Orient, soulignant que la sécurité ne pouvait être atteinte par la force et insistant sur la nécessité d’une diplomatie renouvelée.
"En ce début de XXIe siècle, nous savons que la recherche de la sécurité et le tracé des frontières par la force mènent au chaos. La démocratie et la stabilité ne se construisent pas avec des bombes", a déclaré Albares sur X.
Il a ajouté que "la coopération est toujours plus efficace que la confrontation".
Albares a averti que la souveraineté du Liban était menacée, affirmant que son intégrité territoriale était violée et que sa population était déplacée.
Il a appelé le Hezbollah et Israël à cesser leurs attaques, à se conformer à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies et à respecter le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).
Abordant les tensions régionales plus larges, Albares a déclaré que l'Iran "attaque ses voisins sans justification", accusant Téhéran d'alimenter l'instabilité.
Il a également souligné que la question palestinienne devait rester au cœur des préoccupations, affirmant qu'elle "ne saurait être oubliée".
Réaffirmant son soutien à une solution à deux États, Albares a déclaré que "la paix régionale ne peut advenir que par la reconnaissance mutuelle" entre Israël et la Palestine.
Il a indiqué que la politique étrangère espagnole privilégiait la désescalade et la diplomatie, insistant sur le fait que les négociations demeuraient la seule voie viable pour résoudre les différends régionaux, notamment les préoccupations liées au programme nucléaire iranien.