J.D. Vance s’est exprimé lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche et il tend à minimiser l’importance des hostilités. C’est une guerre qui ne dit pas son nom? En tout cas, le vice-président américain refuse de lui donner ce nom.
"En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il déclaré. Ceci alors même que les États-Unis ont frappé des cibles iraniennes à deux reprises ces derniers jours, touchant notamment une célébration de mariage.
L’élu républicain a même refusé de donner une date de fin définitive des tensions, alors qu’au début des attaques, Donald Trump et son ministre de la Défense affirmaient que tout serait bouclé en quelques semaines.
"Je ne connais pas la réponse à cette question. Il faudrait poser la question aux Iraniens." L’élu ajoute également que des négociations sont toujours possibles et que "toutes les options restent sur la table", mais Téhéran doit stopper ses attaques sur les navires commerciaux qui tentent de traverser le détroit, a-t-il expliqué.
Ce conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains et d’importantes élections législatives approchent. Ceci explique peut-être cela. Il faut ajouter la guerre politique qui se joue au Congrès américain, où les démocrates et certains républicains tentent de forcer Donald Trump à stopper cette guerre. Le conflit est une épine qui titille l’administration Trump.
Le détroit d’Ormuz est libéré ?
Le vice-président américain a surtout insisté sur la réouverture du détroit d’Ormuz, où, selon lui, la circulation est quasi redevenue normale.
"Nous avons un grand contrôle sur le détroit d'Ormuz. Nous faisons passer 30, 40 navires par nuit", a assuré de son côté le président Donald Trump, dans un entretien avec la chaîne conservatrice britannique GB News, diffusé ce jeudi. Donald Trump a partagé sur son réseau Truth Social un graphique faisant état de 18 millions de barils quotidiens, selon lui proche du chiffre de 20 millions d’avant la guerre.
Cependant, les données sur le trafic maritime compilées par Kpler et citées par Reuters ont montré que quatre navires transportant des matières premières ont emprunté cette voie navigable hier, jeudi 3 septembre, contre neuf la veille, un chiffre bien inférieur à la moyenne sur dix jours, qui s’élève à environ 15 navires.
























