UNION EUROPÉENNE
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L'UE renforce ses sanctions contre l'économie russe
Le bloc cible l'énergie, les services financiers, les cryptomonnaies, la pêche, ainsi que l'entrée sur le territoire de l'UE des anciens combattants russes.
L'UE renforce ses sanctions contre l'économie russe
L'UE renforce ses sanctions contre l'économie russe

La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a présenté un nouveau train de sanctions contre la Russie. Ce train de sanctions vise les banques, les fabricants d'armes, les négociants en pétrole, les raffineries et les opérateurs de cryptomonnaies dans les pays tiers. L'UE cherche ainsi à affaiblir davantage la capacité de Moscou à financer la guerre en Ukraine.

"Brique par brique, nous faisons s'effondrer les fondements de l'économie de guerre russe", a déclaré Mme Kallas mardi sur la chaîne X, en annonçant ces nouvelles mesures.

Le train de sanctions proposé comprend un gel temporaire du mécanisme russe de plafonnement des prix du pétrole et de nouvelles désignations à l'encontre des institutions utilisées par Moscou pour générer des revenus et contourner les sanctions européennes existantes, a précisé Mme Kallas.

Lors de la conférence de presse à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué que les mesures se concentreraient sur l'énergie, les services financiers, les cryptomonnaies et la pêche, et qu'une interdiction d'entrée sur le territoire de l'UE serait également instaurée pour les anciens combattants russes.

"Nos sanctions continuent de frapper fort et profondément. Elles fragilisent les fondements économiques de l'effort de guerre russe", a déclaré Ursula von der Leyen, arguant que l'économie russe ralentit et que son budget est soumis à une pression croissante.

Transport maritime affecté 

Dans le cadre des mesures relatives à l'énergie, l'UE propose de suspendre les ajustements du plafond du prix du pétrole jusqu'en janvier prochain, invoquant les perturbations du marché liées aux tensions au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d'Ormuz.

Ce train de mesures ajouterait également 30 navires à la liste des sanctions de l'UE, portant à plus de 630 le nombre total de navires sanctionnés liés à la flotte parallèle russe.

Pour la première fois, l'UE prévoit de cibler les navires qui soutiennent la flotte parallèle par des services tels que le soutage, ainsi que les infrastructures critiques impliquées dans le commerce, le traitement ou le transport du pétrole russe, notamment les ports, les aéroports et les raffineries.

La Commission européenne a également proposé de restreindre la vente de méthaniers à la Russie, à l'instar des restrictions existantes sur les pétroliers.

Banques et cryptomonnaies visées

Sur le plan financier, Bruxelles prévoit d'étendre les interdictions de transactions à 31 banques russes supplémentaires et de sanctionner 20 banques étrangères, entreprises de cryptomonnaies et négociants pétroliers accusés d'aider la Russie à contourner les restrictions.

Ursula von der Leyen a déclaré que ce train de mesures introduirait, pour la première fois, la possibilité d'une interdiction totale des services liés aux crypto-actifs fournis par des pays tiers qui aident la Russie à contourner les sanctions.

Les mesures proposées comprennent également de nouvelles restrictions à l'exportation de technologies et de matériaux utilisés par le secteur militaro-industriel russe, notamment les métaux et alliages employés dans l'aérospatiale, la défense et la production de drones, ainsi que les systèmes de soutien au sol, de brouillage et de lancement.

L'UE prévoit également de nouvelles interdictions d'importation concernant des marchandises d'une valeur d'environ 60 millions d'euros (69 millions de dollars), dont certains métaux, minerais et pièces automobiles.

Par ailleurs, Bruxelles propose des restrictions sur les importations de poisson russe, y compris une interdiction totale de certains produits comme la morue, tout en alignant les restrictions commerciales imposées au Bélarus afin d'empêcher ce pays de servir de voie de transit pour les marchandises russes.

Le paquet législatif doit être approuvé à l'unanimité par les États membres de l'UE avant d'entrer en vigueur.

SOURCE:TRT français et agences