La sécheresse s’est installée en France dès le printemps et, dans certaines régions, les pluies n’ont toujours pas fait leur retour.
"64 000 habitants qui doivent encore être approvisionnés par des camions-citernes ou grâce à des bouteilles d'eau pour boire, pour manger ou pour se laver", a déclaré hier la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Un chiffre qui a toutefois "diminué depuis la semaine dernière".
Les tensions les plus fortes se trouvent dans les zones rurales de l'Ouest et du Centre (Centre-Val de Loire). Certains secteurs isolés ou de moyenne montagne qui dépendent de sources sont également concernés comme les Vosges.
Plus inquiétant encore, 6,4 millions d'habitants sont dans des zones à risque, où une unité de distribution d'eau potable est sous surveillance car les stocks d’eau sont pauvres.
"Cela signifie que la distribution reste normale mais que la ressource présente des signes de fragilité", a détaillé la ministre en introduction d'un comité d'anticipation et de suivi hydrologique, à Orléans (Loiret).

Selon le BRGM, le service géologique national, 61 % des nappes phréatiques se trouvent en dessous des normales.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a chargé cet été Monique Barbut de renforcer le plan d'adaptation national au changement climatique, qui sera assorti d'un plan d'investissements sur cinq ans. L’une des pistes déjà avancées est de généraliser la réutilisation des eaux usées (eau de la douche ou de la vaisselle) une fois traitées. La ministre estime qu’il faut également systématiser la collecte des eaux de pluie.























