La manifestation, organisée à l'appel d'une cinquantaine de partis politiques, de syndicats et d'associations, avait pour mot d'ordre la lutte contre "le racisme, le fascisme et l'impérialisme".
Le parcours a été modifié par les autorités afin d'éviter l'hypercentre d'Orléans et de limiter les risques de débordements.
Plusieurs responsables politiques étaient présents, dont Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, et Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.
Les manifestants ont dénoncé les orientations du RN et ce qu'ils décrivent comme une banalisation des idées d'extrême droite. La mobilisation a également été marquée par les réactions à la fusillade survenue vendredi dans les Yvelines, à Trappes et à La Verrière, qui a fait un mort et cinq blessés.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, présent dans le cortège, a établi un lien entre le climat politique et l'attaque, tandis que l'enquête judiciaire se poursuit pour déterminer les motivations du suspect.
Pour sécuriser le congrès et la manifestation, les forces de l'ordre locales ont été renforcées par quinze compagnies de CRS et de gendarmes mobiles.
Le dispositif comprend près de 3 000 policiers et gendarmes, deux véhicules blindés Centaure, des engins lanceurs d'eau, des hélicoptères et des drones. Les autorités ont dit redouter la présence de groupes radicaux susceptibles de provoquer des violences.
La municipalité a également instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans non accompagnés d'un parent ou d'un adulte autorisé, entre 21 heures et 6 heures, dans les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.
Plusieurs équipements publics ont été fermés et les transports en commun ont été perturbés. Des restrictions de circulation ont été mises en place dans le centre-ville.
Le RN prépare la présidentielle de 2027
En parallèle, le congrès du RN réunit militants et cadres du parti au Zénith d'Orléans. Environ 5 000 participants étaient attendus samedi pour l'annonce des résultats du vote interne portant notamment sur la présidence et le renouvellement du Conseil national.
Jordan Bardella, seul candidat à sa succession, devrait être reconduit à la tête du parti. Selon les informations publiées avant le congrès, 68 % des adhérents avaient participé au vote électronique, clos le 22 octobre.
Dimanche, Marine Le Pen doit tenir un meeting présenté comme le premier grand rendez-vous de sa campagne présidentielle. Le rassemblement doit permettre au parti de présenter ses orientations à l'approche de l'échéance électorale de 2027.























