La défense aérienne saoudienne a intercepté et détruit, mardi soir, un drone au sud de La Mecque avant qu’il n’entre dans l’espace aérien interdit de la ville, selon la coalition militaire dirigée par Riyad.
Son porte-parole, Turki al-Maliki, a affirmé que la sécurité des deux saintes mosquées et des pèlerins constituait une "ligne rouge" et prévenu que la coalition prendrait les mesures nécessaires contre les Houthis.
L'incident a provoqué l'émission, pour la première fois depuis plusieurs années, d'une alerte de sécurité concernant La Mecque.
Les autorités saoudiennes avaient également activé des alertes à Djeddah et Taïf alors que le royaume fait face depuis plusieurs jours à une intensification des attaques attribuées aux Houthis.
Condamnations
L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a condamné l’attaque, dénonçant une atteinte à la sacralité des lieux saints et aux sentiments des musulmans à travers le monde. L’organisation, qui regroupe plus de 57 États membres, a appelé à la protection des sites religieux.
Le Conseil de coopération du Golfe a également condamné l’attaque et réaffirmé sa solidarité avec l’Arabie saoudite. Le secrétaire général du CCG, Jassem Mohammed Al-Budaiwi, a souligné la solidarité des pays du Golfe et leur soutien aux mesures destinées à protéger leur sécurité et leur souveraineté.
Le Qatar a fermement condamné l’attaque de drone visant l’Arabie saoudite, la qualifiant d’acte d’agression inacceptable et de violation de la souveraineté du royaume.
Doha a exprimé sa solidarité avec Riyad et réaffirmé son soutien aux mesures prises par les autorités saoudiennes pour préserver leur sécurité.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a de son côté exprimé son soutien à l’Arabie saoudite. Il a affirmé que le Pakistan et le royaume saoudien restaient "épaule contre épaule" face à la menace.
La Jordanie a également condamné l’attaque et réaffirmé son soutien à l’Arabie saoudite. Amman a souligné la nécessité de préserver la sécurité des lieux saints musulmans et de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du royaume.
L’Égypte a aussi condamné l’attaque visant le territoire saoudien et exprimé sa solidarité avec Riyad. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait par ailleurs rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au Caire dans un contexte d’escalade des attaques attribuées aux Houthis.
En Inde, le gouvernement a condamné l’attaque et souligné la portée particulière de La Mecque pour les musulmans du monde entier. New Delhi a fait part de sa préoccupation face à l’incident et réaffirmé l’importance de la protection des lieux saints.
Les Houthis ont démenti avoir ciblé La Mecque ou tout autre lieu saint musulman. Un responsable militaire du mouvement, cité par l’agence SABA, a rejeté les accusations saoudiennes et affirmé qu’il n’existait aucune menace venant du Yémen contre La Mecque.
Le mouvement revendique en revanche plusieurs attaques récentes contre des infrastructures et des positions militaires saoudiennes, qu’il présente comme des représailles aux frappes menées par l’Arabie saoudite au Yémen.
Les autorités saoudiennes affirment de leur côté que les Houthis ont intensifié leurs attaques contre le royaume depuis le début du mois de septembre.

















