Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire.
Des unités spécialisées, des véhicules blindés et des hélicoptères doivent également contribuer au dispositif, afin de prévenir de nouveaux débordements.
Les autorités ont demandé aux préfets d'examiner attentivement les déclarations de manifestations, les parcours proposés et les risques de violences ou de pillages. Des contrôles doivent notamment être organisés dans les gares et sur les principaux axes de circulation.
Plusieurs villes ont pris des mesures restrictives à l'approche de cette journée. À Lyon, les rassemblements ont été interdits. À Marseille, une manifestation syndicale a finalement été autorisée.
À Paris, le parcours initialement négocié avec les syndicats a fait l'objet d'une interdiction préfectorale, contestée par les organisateurs.
Ces restrictions interviennent après les violences et les pillages qui ont marqué les mobilisations des 17 et 18 octobre. Elles sont contestées par une partie de l'opposition, qui dénonce des atteintes à la liberté de manifester.
L'exécutif sous pression
Vendredi, Emmanuel Macron a reçu des représentants des organisations lycéennes à l'Élysée, alors que la contestation se poursuit notamment autour des conditions d'études et de la plateforme Parcoursup.
Le gouvernement a annoncé que des engagements seraient pris après une nouvelle réunion consacrée aux revendications du secteur éducatif.
Cette nouvelle journée de mobilisation se déroule également dans un contexte de fortes tensions sécuritaires, après la fusillade qui a fait un mort et cinq blessés à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, vendredi. Le Parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire.






















