Dans une déclaration publiée sur la plateforme X, Miki Zohar a qualifié le documentaire de “répugnant” et jugé “choquante” sa récompense à Venise. Il a accusé les deux cinéastes de nuire à leur pays dans le but d’obtenir une reconnaissance à l’étranger, affirmant que leur œuvre constituait une “trahison envers l’État”.
“C’est précisément pour cette raison que j’ai engagé l’importante réforme du cinéma, afin que les citoyens israéliens n’aient plus à payer de leur poche pour les préjudices causés aux soldats de l’armée israélienne et à l’État d’Israël”, a déclaré le ministre.
“En tant que ministre de la Culture, j’agirai immédiatement pour révoquer la citoyenneté israélienne de ces créateurs méprisables pour trahison envers l’État”, a-t-il ajouté.

Selon le synopsis officiel de la Mostra de Venise, NAZA s’intéresse aux mécanismes institutionnels qui, selon le film, sous-tendent les “massacres de masse calculés” de civils palestiniens dans la bande de Gaza.
Le documentaire s’appuie notamment sur des témoignages directs d’officiers du renseignement militaire israélien et de soldats actuellement en service.
Le film a remporté samedi le prestigieux Prix spécial du jury lors du festival, après sa première officielle jeudi. À cette occasion, il avait été longuement applaudi par le public, qui lui a réservé une ovation debout d’environ 25 minutes.






















