"Nous dénonçons un génocide commis contre un peuple par un gouvernement d’extrême droite et son armée de barbares", a écrit Portes sur le réseau social X.
"Pendant ce temps, le CRIF appelle à retirer les livres palestiniens des librairies. Le génocide ne suffit pas, il faut aussi les invisibiliser dans l’espace public", a-t-il ajouté, en publiant une copie du courrier en question.
La députée européenne, Rima Hassan, a, à son tour, évoqué sur X la demande du CRIF. "Depuis des années, quand je me rends dans une librairie, je demande régulièrement au libraire s’il a des auteur·rice·s palestinien·ne·s ou des livres qui traitent du sujet. je suis systématiquement frappée par le fait qu’il y ait si peu de références disponibles pour les lecteurs et lectrices", a-t-elle indiqué.
Et de poursuivre : "C’était sans savoir que le CRIF s’amusait à demander aux libraires de retirer des livres qui parlent de la Palestine".

Dans un courrier adressé début mars à une librairie, le CRIF Auvergne-Rhône-Alpes a réclamé le retrait de la bande dessinée "Gaza, est-ce que vous nous voyez vraiment ?" de l’auteur Mazen Kerbaj, publiée chez Actes Sud, accusant la BD de "falsifier la réalité pour en faire une arme de propagande".
Citant quelques passages du livre, tel que "La Palestine est la boussole morale du monde", le CRIF a estimé que "ces formules attisent une hostilité radicale et participent d'une entreprise de délégitimation".
Il a demandé en conséquence à la librairie de retirer cet ouvrage de ses rayons.




















