La porte-parole du gouvernement n’a précisé ni le jour ni l’heure de cet hommage national. Lors du Conseil des ministres, le chef de l’État français a appelé à "l'unité et à la dignité", et a "insisté sur le fait que la très faible compassion qu'il y a eu dans les heures qui ont suivi était de nature à inquiéter, de même que les tentatives d'instrumentalisation qui ont suivi", a rapporté la porte-parole Maud Bregeon.
Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans, a été tué et quatre autres personnes ont été gravement blessées vendredi dans les Yvelines. Le suspect, Kevin T., a été placé en garde à vue.
Ce mardi, lors de la séance de l’Assemblée nationale, une minute de silence a été observée en mémoire de cet homme mort sous les coups de feu du suspect Kevin.

La présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, avait demandé qu'un hommage national soit rendu aux victimes de cet attentat, qui a fait un mort et plusieurs blessés.
Le Premier ministre n’avait pas répondu à cette demande et avait répondu à la députée qu'il était "clair sur le rejet de toute forme de violence" et qu'il avait toujours dénoncé les "discours qui finissent par armer d'autres qui, eux, passent à l'acte".
Lors d'une conférence de presse, le maire écologiste de Trappes, Ali Rabeh (Génération.s), avait pourtant fait part de sa "frustration" et de sa "colère" au sujet de la séance qui a suivi l'hommage rendu par l'Assemblée nationale.
Il avait regretté que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, ait "évoqué le cas de Quentin Deranque", dénonçant "une forme d'indécence à renvoyer dos à dos ultra droite et ultra gauche, alors que le discours de l'extrême droite vient d'armer la main d'un terroriste qui a tenté de faire des dizaines de morts".
Une bagarre à Lyon avait opposé des militants d’extrême gauche à des militants d’extrême droite en février 2026. Quentin Deranque avait été tabassé et était mort quelques heures après. L’émoi avait été énorme en France, mais le profil du jeune homme, un néonazi assumé et ultra-identitaire, avait entraîné un débat sur l’opportunité d’avoir organisé une minute de silence pour un homme au profil politique si problématique.






















