POLITIQUE
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Téhéran menace de représailles “dévastatrices” si les attaques contre des cibles civiles continuent
Téhéran promet une riposte “dévastatrice” après les menaces américaines de frapper des infrastructures vitales iraniennes si le détroit d’Ormuz reste fermé.
Téhéran menace de représailles “dévastatrices” si les attaques contre des cibles civiles continuent
Téhéran et Washington ne cessent d'échanger des menaces / Reuters
il y a 9 heures

Les autorités iraniennes ont averti sans aucune ambiguïté que la poursuite des attaques visant des cibles civiles entraînera des représailles “dévastatrices”. 

“Les pertes et dégâts causés par le maintien de cette approche seront décuplés”, a averti le porte-parole du commandement militaire iranien dans un communiqué.

Téhéran accuse ses adversaires d’avoir franchi une ligne rouge en ciblant des infrastructures non militaires, alimentant un climat de colère et de mobilisation au sein du pays. Les responsables iraniens affirment désormais se réserver le droit de répondre de manière proportionnée si ces actions se poursuivent.

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Cette mise en garde est intervenue à la suite d’un un message injurieux du président américain, Donald Trump, qui a réitéré, dimanche, sa volonté de frapper les infrastructures vitales iraniennes en cas de non-réouverture du détroit d’Ormuz. Il a aussi repoussé de 24 h son ultimatum, le fixant mardi à 20 heures, heure de Washington.

Washington entend ainsi accroître la pression sur Téhéran, accusé d’entraver la liberté de navigation dans la région, tout en envoyant un signal dissuasif quant aux conséquences d’un blocage durable.

“Crimes de guerre”

L'Iran a mis en garde lundi contre de possibles "crimes de guerre" après les menaces du président américain Donald Trump de viser prochainement des infrastructures civiles dans le pays, plus d'un mois après le début de la guerre.

"Le président américain, en tant que responsable le plus important de son pays, a menacé publiquement de commettre des crimes de guerre", a estimé sur X le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi.

L’escalade entre Téhéran et Washington monte désormais autour du détroit d’Ormuz. Sa fermeture partielle ou totale exacerbe les inquiétudes d’un choc énergétique mondial, alors que plusieurs compagnies maritimes ont déjà réduit ou suspendu leurs activités dans la zone.

Pour Téhéran, ce corridor stratégique représente un levier de pression majeur. Pour Washington et ses alliés, il constitue une ligne rouge à ne pas franchir.

 

SOURCE:TRT français et agences