Le ministère irakien du Pétrole a nié les accusations américaines portées contre son vice-ministre, sanctionné par les États-Unis pour son soutien présumé à l'Iran, alors que Washington intensifie la pression sur Bagdad pour que le pays prenne ses distances avec les groupes "liés à l'Iran".
Le département d'État américain a annoncé jeudi des sanctions contre Ali Maarij al-Bahadli, affirmant qu'il avait "abusé de sa position gouvernementale pour détourner du pétrole irakien au profit du régime iranien et de ses alliés terroristes".
Il l'accuse d'avoir frauduleusement mélangé du pétrole irakien et iranien dans le cadre d'un stratagème visant à aider l'Iran à contourner les sanctions.
Son ministère a déclaré jeudi soir "qu'il dément les accusations" portées contre M. Bahadli et a souligné "l'importance de la transparence pour répondre à toutes les accusations sur la base de preuves et de faits", selon l'agence de presse officielle INA.
Le ministère a déclaré être prêt à enquêter sur l'affaire, tout en précisant que "les opérations d'exportation de pétrole brut, sa commercialisation, son chargement sur les pétroliers et les procédures connexes" ne relevaient pas des fonctions de Bahadli.
Rejet des accusations de contrebande
Après les sanctions infligées l'an dernier à des entités dirigées par un homme d'affaires irakien pour les mêmes accusations, la SOMO, compagnie pétrolière nationale irakienne, a nié toute opération de mélange de pétrole dans les ports ou les eaux territoriales du pays au profit de l'Iran.
Les États-Unis ont imposé des sanctions unilatérales sur le pétrole iranien, cherchant à punir tout pays ou entreprise qui en achète.
Washington, qui exerce une influence considérable en Irak, intensifie la pression sur le pays pour qu'il désarme les groupes armés "soutenus par Téhéran", que les États-Unis qualifient d'"organisations terroristes".
Depuis l'attaque menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, ces groupes ont mené plus de 600 attaques contre des installations américaines en Irak avant l'annonce d'un cessez-le-feu, selon un responsable américain.




















