"Ce déplacement a pour objet de travailler l'ouverture d'un nouveau chapitre de la coopération judiciaire entre nos deux pays", a annoncé la Chancellerie, indiquant que les sujets liés à la criminalité organisée, le narcotrafic ou encore la lutte contre le terrorisme devaient également être abordés par Darmanin, qui sera notamment reçu à Alger par son homologue Lotfi Boudjemaa.
Après une amorce de détente impulsée par le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nunez, puis la récente visite de la ministre française déléguée aux Armées, Alice Rufo, ce déplacement de Darmanin consacre un réchauffement entre Paris et Alger après près de deux années de profonde crise diplomatique.
Lors du déplacement lundi, "des affaires individuelles sensibles seront également discutées, en particulier le cas de notre compatriote Christophe Gleizes, incarcéré en Algérie", a assuré le ministère.
Gérald Darmanin a prévu d'en faire "le sujet majeur" de son déplacement, au même titre que la coopération judiciaire.
Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme" et détenu depuis près d'un an en Algérie, a été arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est de l'Algérie).
Le ministre français sera de manière "inédite" accompagné par une délégation de magistrats, dont la procureure nationale anticriminalité organisée (PNACO), Vanessa Perrée, ou encore le procureur national financier (PNF) Pascal Prache.
Le président français Emmanuel Macron avait dit la semaine dernière espérer que la récente visite de la ministre déléguée aux Armées marquerait "le début" d'une reprise des relations entre les deux pays, fustigeant les "postures de politique intérieure" des derniers mois qui ont, selon lui, "causé beaucoup de tort" aux deux pays.























