Dimanche, l'Iran a accusé le secrétaire d'État américain Marco Rubio de “tenter” de “déformer la réalité”. Téhéran a rejeté ses propos sur les marchés mondiaux de l'énergie et le programme nucléaire iranien lors de sa visite en Inde.
“Ces allégations constituent une tentative manifeste de déformer la réalité régionale et de détourner l'attention des politiques déstabilisatrices des États-Unis et du régime sioniste”, a déclaré l'ambassade d'Iran en Inde dans un communiqué.
Samedi, Rubio a affirmé que les États-Unis ne permettraient pas à l'Iran de prendre le marché de l'énergie en otage et que Téhéran ne pourra jamais se doter de l'arme nucléaire.
“Ce qui a pris en otage le marché mondial de l'énergie ces dernières années, ce sont les sanctions illégales et injustes imposées par les États-Unis sur les exportations de pétrole iranien ; des sanctions conçues et appliquées en violation des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies, dans le but d'exercer une pression économique sur la nation iranienne”, précise le communiqué.
“Ces deux régimes (États-Unis et Israël) sont les principaux responsables de l'escalade des crises énergétiques et sécuritaires mondiales et cherchent à atteindre leurs objectifs politiques et militaires en créant un climat d'instabilité et d'insécurité”, ajoute-t-il.
Concernant les propos de Rubio sur le programme nucléaire iranien, Téhéran a rappelé qu’”en tant que membre engagé du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, l’Iran a toujours affirmé que son programme nucléaire est entièrement pacifique et demeure sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)”.
“La République islamique d’Iran considère l’utilisation pacifique de la science et de la technologie nucléaires comme un droit légitime et inaliénable de son peuple et souligne qu’elle ne renoncera jamais à ce droit légal et internationalement reconnu”, indique le communiqué.
À l’issue d’un entretien téléphonique avec des dirigeants régionaux, le président américain Donald Trump a déclaré samedi qu’un accord avec l’Iran visant à mettre fin à la guerre qui a débuté le 28 février était “largement négocié” et attendait sa finalisation.
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