FRANCE
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Rentrée scolaire en France: retour au calme ou poursuite des blocages de lycées?
Le ministre de l'Éducation nationale affirme ce matin sur France Inter que les mobilisations sont assez "résiduelles". Les mouvements lycéens, eux, appellent à poursuivre le mouvement, jugeant les efforts du gouvernement insuffisants.
Rentrée scolaire en France: retour au calme ou poursuite des blocages de lycées?
Édouard Geffray, ministre de l'Education nationale français

edouard geaLe ministre de l'Éducation nationale était en mission d'explication ce matin, jour de la rentrée scolaire en France après les vacances de la Toussaint. Selon Édouard Geffray, les mobilisations sont assez "résiduelles" ce matin et elles se concentrent précisément "en Île-de-France, dans le Nord ou encore à Toulouse". "L'année scolaire est maintenant en risque pour plusieurs centaines de milliers d'élèves, et on ne peut pas se permettre ça", a insisté le ministre sur France Inter.

Emmanuel Macron s’est également exprimé après les annonces du 23 octobre faites par le gouvernement. Il a appelé au calme et au retour en classe. Dimanche, l'entourage d'Emmanuel Macron a cependant reconnu que "ce genre de mouvement ne se termine jamais de manière absolument nette".

“Peut mieux faire”, répondent les lycéens

Reste que les lycéens et les étudiants ne sont pas satisfaits des annonces faites par le gouvernement. L'Union syndicale lycéenne (USL) et l'Union étudiante ont appelé à bloquer les lycées et les universités demain, mardi, et jeudi 5 novembre, journée de grève générale. L'intersyndicale regroupant l'USL, l'Unef, la Fage et l'Union étudiante réclame notamment un investissement de 10 milliards d'euros dans l'éducation et l'enseignement supérieur, ainsi que l'abrogation de Parcoursup.

Lundi dernier, les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur ont promis une série de mesures : le remplacement progressif de Parcoursup d'ici 2028, l'annulation des suppressions de postes prévues dans l'Éducation nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur.

SOURCE:TRT français et agences