Emmanuel Macron a "rappelé trois choses" concernant la condamnation de Marine Le Pen, indique Sophie Primas, porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.
"La justice est indépendante", a insisté le chef d’Etat français qui a aussi dénoncé les menaces visant les magistrats ayant condamné la leader du RN.
Macron a également mis en avant le droit de chacun à une justice équivalente.
C’est la première fois que le chef de l’Etat s’exprime sur la condamnation de la chef du parti d’extrême droite française alors que les milieux politiques français se divisent sur la question de l'inéligibilité, et sur le fait que la peine s'applique avant même l’appel.
Le 31 mars dernier, Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds dans l’affaire des assistants parlementaires du Front National au Parlement européen.
Macron se pose en garant des institutions
L’intervention du président français était attendue car son propre camp est divisé sur la question de l'exécution provisoire de la peine, c’est-à-dire son application dès l’énoncé du procès. Le Premier ministre François Bayrou avait créé le malaise en déclarant devant les députés être “gêné” par l’exécution provisoire de la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen.
Ainsi, lors de la réunion du groupe EPR (ex-Renaissance) les critiques ont fusé. “Il faut défendre l’indépendance de l’institution judiciaire et il est inquiétant de voir des responsables politiques questionner cette décision, car c’est une pente dangereuse. Je n’imagine pas que le Premier ministre de la France ne respecte pas la séparation des pouvoirs”, a ainsi grondé le député Pieyre-Alexandre Anglade.




















