FRANCE
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Nice: Estrosi présente des excuses sur le conflit Israël-Palestine à quatre jours des élections
À quelques jours des élections municipales à Nice, Christian Estrosi a reconnu avoir "manqué d’impartialité" sur le conflit Israël-Palestine. Un revirement qui ne trompe pas les électeurs, alors que le maire sortant est en perte de vitesse.
Nice: Estrosi présente des excuses sur le conflit Israël-Palestine à quatre jours des élections
Obsèques de Guillaume Didier, ancien ministre français et chef du gouvernement monégasque / AFP
il y a 2 heures

Le maire sortant de Nice, Christian Estrosi (Horizons), a tenu une réunion publique dans le quartier populaire des Moulins. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, où on le voit s’exprimer avec émotion, il a reconnu avoir "pu commettre des erreurs" et regretté que "certaines décisions ou prises de position ont pu susciter des incompréhensions ou blesser".

Également dans un reportage à la télévision, il a reconnu avoir "manqué d’impartialité" sur le conflit Israël-Palestine, et admis en parlant du conflit à Gaza que "partout où il y a des populations civiles qui sont touchées, je comprends que ça puisse blesser une partie d’une communauté".

Il a affirmé vouloir "rassembler" et "apaiser" les tensions après des années de soutien affiché à Israël avec notamment de nombreux drapeaux israéliens déployés sur l’Hôtel de Ville en 2023 et avoir systématiquement traîné en justice des manifestants propalestiniens.

Une volte-face du maire sortant qui a suscité une réaction virulente de la députée LFI Alma Dufour.

"À vomir. Voilà le visage du retournement de veste par excellence. Avoir participé à nier un génocide, puis venir s’excuser à 4 jours des élections. Et c’est nous qui instrumentalisons le conflit ? Cette droite multi-condamnée m’inspire un dégoût que je peux à peine décrire" a lâché sans filtre la députée Insoumis.

De nombreux comptes sur les réseaux sociaux dénoncent par ailleurs un clientélisme électoral flagrant du maire. Ils voient son revirement comme une tentative de dernière minute pour séduire l’électorat propalestinien des quartiers populaires (Moulins et autres), alors que les sondages montrent Estrosi en perte de vitesse.

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À trois jours du premier tour des municipales (15 et 22 mars), dans un contexte électoral tendu, plusieurs sondages placent le maire sortant en difficulté. Selon ces derniers, Éric Ciotti (UDR, allié au RN, liste "Le meilleur est à venir") arrive largement en tête au premier tour avec 38 à 45 % des intentions de vote.

Christian Estrosi est crédité de 27 à 32 % des voix. Derrière, les deux listes de gauche se partagent environ 23 %: Juliette Chesnel-Le Roux ("Unis pour Nice", PS-Écologistes-PCF) à 12 % et Mireille Damiano ("Nice Front Populaire", LFI-Viva !) à 11 %. Le duel fratricide entre les deux anciens alliés sarkozystes domine la campagne.

Par ailleurs, Estrosi est visiblement empêtré dans l’affaire de la "tête de porc" découverte le 27 février devant la résidence du maire (accompagnée d’une étoile de David et d’un message insultant).

Initialement présentée comme un acte antisémite, l’enquête a pris un tour spectaculaire, un proche du couple Estrosi et un ancien agent des renseignements ayant été placés en garde à vue cette semaine, alimentant les soupçons de "barbouzerie" ou de manipulation interne à des fins électorales.

L’opposition (LFI, écologistes, socialistes et divers élus locaux) accuse ouvertement Christian Estrosi de pratiquer un double discours communautaire, après avoir longtemps mis en avant son soutien sans faille à Israël.

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SOURCE:TRT français et agences