Le Montpelliérain âgé de 32 ans a été acquitté du chef d'assassinat, mais reconnu coupable de meurtres en bande organisée lors d'une double exécution publique en 2015 en Syrie, et d'association de malfaiteurs terroriste.
L'avocat général avait réclamé la peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.
Garrido, qui a vécu de 2012 à 2020 en Syrie où il avait rejoint Daech, était un "enragé, un acharné", a lancé l'avocat général, en demandant à la cour de le reconnaître coupable de meurtres et d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.
Sa présence lors de l'exécution publique de deux Iraniens le 13 septembre 2015 à Al-Qaryatayn (centre de la Syrie) est documentée de façon irréfutable par plusieurs clichés retrouvés dans un téléphone qui aurait appartenu à sa femme.
Les photos retrouvées le montrent dans le pick-up transportant les condamnés, puis on le voit les mains sur les épaules des deux bourreaux. Tous posent en souriant devant les deux cadavres décapités.

L’accusé se dit déradicalisé
Juger Garrido, "c'est juger l'un des [[statuts]] les plus hauts de Daech avec Tyler Vilus", un autre terroriste français, haut cadre de l'organisation terroriste, condamné en 2021 à perpétuité pour avoir participé à une double exécution publique en 2015 en Syrie, a insisté l'avocat général.
Les terroristes de Daech ont instauré un "califat" en 2014 sur de vastes pans de territoires en Irak et en Syrie.
Peu scolarisé, Garrido travaillait avec son père sur le marché de La Paillade à Montpellier. Ses deux frères ont eux aussi rejoint la Syrie en "pionniers".
"Othman Garrido a passé huit ans en Syrie, il est parti avant la naissance du califat, est revenu après sa chute", a nuancé l'avocat général.
Face au discours de déradicalisation de l'accusé, qui a frappé l'audience par son parcours en prison et sa prise de distance affichée avec le terrorisme, le magistrat a exprimé ses doutes.
"Son évolution est parfaite. Nous en prenons acte, il y a nécessairement une réalité. Mais cette évolution est tellement inattendue, immédiate, spontanée, radicale, qu'elle est évidemment suspecte", a-t-il lancé.
Quelque 1 500 Français sont partis en zone irako-syrienne rejoindre les rangs de Daech au cours de la décennie 2010.




















