Une conférence de soutien à l’armée libanaise sera organisée par la France après les élections israéliennes, a annoncé mercredi le président Emmanuel Macron, alors que les négociations en vue d’un cessez-le-feu durable entre les deux pays sont au point mort.
"Une conférence sera mise en place dans les prochaines semaines par la France (...) Je pense qu’il est inutile de le faire avant les élections israéliennes", a-t-il déclaré lors d’un point de presse.
"La position de la France est claire", a rappelé le chef de l’État. Premier point : il faut obtenir le retrait des troupes israéliennes. "La France est prête à y participer, le Qatar aussi." Ensuite, il faut un renforcement des troupes libanaises, a-t-il ajouté.
"Nous regrettons la décision de mettre un terme au mandat de la FINUL." La France travaille à la mise en place d’une force internationale qui viendrait en soutien de l’armée libanaise après la fin du mandat de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) qui doit officiellement prendre fin le 31 décembre 2026.
Israël a obtenu la fin de ce mandat qui a été voté par l’ONU avec le soutien des Etats-Unis.
Une réunion tripartite avec les États-Unis et Israël a eu lieu hier à Tampa, dans l’État américain de Floride. En amont, Joseph Aoun, le président llibanais a dénoncé la poursuite des opérations israéliennes dans le sud du Liban. "Israël poursuit ses attaques contre les villages et localités du sud, ainsi que ses opérations de déblaiement et de destruction d’habitations, tout en empêchant les agriculteurs d’accéder à leurs terres. Il n’a pas respecté les dispositions de l’accord-cadre conclu sous médiation américaine", a-t-il déclaré.


















