Au terme d’une réunion du Comité mixte pour la coopération au développement, présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Antonio Tajani, Rome a approuvé ce nouveau programme visant les migrants.
"Au cours de la réunion, un programme de 20 millions d'euros a été approuvé, en collaboration avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), visant le rapatriement volontaire assisté d'environ 3 300 migrants vulnérables présents en Algérie, en Tunisie et en Libye vers leurs pays d'origine", a annoncé l'agence de presse italienne Nova.
"Le Comité a également décidé de créer un fonds pour soutenir les projets de coopération menés par les régions italiennes", a ajouté la même source, annonçant "une augmentation du financement des projets des organisations de la société civile et une allocation supplémentaire pour le cofinancement d'initiatives entrepreneuriales innovantes visant à valoriser le capital humain".
"L'Italie, même dans un contexte international difficile, est parmi les rares pays à avoir maintenu inchangés les niveaux de financement de l'aide humanitaire et du développement", s'est félicité Tajani à cette occasion.
L'Italie, située sur la route migratoire de la Méditerranée centrale, a vu une réduction de 60% des arrivées par la mer en 2024 par rapport à 2023, avec un total de 63 246 personnes arrivées jusqu'au 29 décembre dernier, selon les chiffres officiels.
Selon l'agence Nova, cette baisse a été rendue possible grâce à une mobilisation active et des programmes de coopération entre les deux rives de la Méditerranée, en l'occurrence, par des financements destinés à améliorer la surveillance maritime et à lutter contre les réseaux criminels.
Malgré cela, le nombre de migrants noyés en tentant la traversée demeure élevé. Près de 100 personnes ont perdu la vie ou sont portées disparues en 2024, selon un rapport de l'Organisation internationale pour les migrations publié le 30 décembre dernier.























