21 morts et un haut responsable iranien blessé lors d’attaques américano-israéliennes
Téhéran dénonce la frappe américaine contre un complexe sportif à Lamerd comme un "crime de guerre odieux".
L'Iran a déclaré, ce jeudi, qu'une frappe de missile américaine contre un complexe sportif du sud du pays, le 28 février, avait tué 21 civils, dont des adolescents, dénonçant cette attaque comme un "crime de guerre odieux".
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a indiqué que l'attaque avait touché un complexe sportif de la ville de Lamerd, dans la province de Fars.
"Le nouveau missile américain #PrSM… a frappé un complexe sportif bondé d'adolescents innocents", a-t-il déclaré dans un communiqué publié sur X. "L'attaque a tué 21 jeunes, garçons et filles", a-t-il ajouté.
"Le missile explose au-dessus de sa cible, dispersant des milliers de fragments mortels (billes de tungstène) afin de maximiser le nombre de victimes", a-t-il précisé.
Baqaei a accusé les États-Unis de cibler délibérément des civils et a qualifié l'attaque de "crime de guerre odieux".
Un haut responsable de la politique étrangère iranienne blessé
Par ailleurs, un haut responsable de la politique étrangère iranienne a été grièvement blessé lors d'une attaque américano-israélienne visant sa résidence à Téhéran, ont rapporté, mercredi, les médias locaux.
Selon ces mêmes sources, Kamal Kharrazi, président du Conseil stratégique des relations étrangères et ancien ministre des Affaires étrangères, a été gravement blessé lors de la frappe contre son domicile. Son état a nécessité une prise en charge à l’hôpital, tandis que sa femme a été tuée dans cette attaque.
Kharrazi était l'un des principaux conseillers du défunt Guide suprême Ali Khamenei et a conservé son poste après la nomination de son successeur, Mojtaba Khamenei, qui a décidé de maintenir les collaborateurs de son père en fonction.
Les États-Unis et Israël mènent une offensive aérienne contre l'Iran depuis le 28 février, qui a déjà fait plus de 1 340 victimes, dont le Guide suprême de l'époque, Ali Khamenei.
L'Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l'Irak et les pays du Golfe abritant des forces américaines, causant des pertes humaines et des dégâts aux infrastructures, tout en perturbant les marchés mondiaux et le trafic aérien.