MOYEN-ORIENT
2 min de lecture
Liban: Amnesty France demande une enquête après une frappe israélienne ayant tué une journaliste
L'organisation de défense des droits humains Amnesty France a accusé Israël d'avoir délibérément ciblé deux journalistes libanaises lors d'une frappe menée en avril dans le sud du Liban, appelant à l'ouverture d'une enquête pour crime de guerre.
Liban: Amnesty France demande une enquête après une frappe israélienne ayant tué une journaliste
La journaliste Amal Khalil qui s'était réfugiée avec Zeinab Faraj dans un bâtiment, est morte des suites de ses blessures après une frappe israélienne

Dans un  post sur le réseau social américain X, l'organisation a indiqué que la journaliste Amal Khalil, du quotidien libanais Al Akhbar, et la caméraman Zeinab Faraj enquêtaient sur les conséquences du conflit dans le gouvernorat de Nabatiyé après le retrait des troupes israéliennes.

Selon Amnesty France, les deux journalistes se sont rendues dans le village d'al-Tiri, classé par Israël comme zone de “défense avancée”, lorsqu'elles ont été visées par trois frappes israéliennes.

L'organisation a précisé qu'Amal Khalil, qui s'était réfugiée avec Zeinab Faraj dans un bâtiment, est décédée des suites de ses blessures, tandis que sa collègue a survécu.

Selon le témoignage de Zeinab Faraj, Amnesty France a indiqué que des drones de surveillance israéliens avaient survolé la zone à basse altitude pendant les attaques.

“Ils se sont approchés à moins d'un mètre de nous (...) Ils ne transportaient pas d'explosifs visibles et faisaient du sur-place”, a déclaré la journaliste Zeinab Faraj.

Amnesty France estime que ces éléments démontrent que l'armée israélienne disposait d'informations suffisantes pour identifier les deux femmes comme des civiles et non comme des cibles militaires.

L'organisation a également affirmé que la présence des journalistes avait été rapidement signalée à l'armée israélienne par l'intermédiaire de mécanismes internationaux.

Malgré cela, les deux journalistes auraient été “délibérément ciblées”, en violation du droit international humanitaire, selon Amnesty France.

L'organisation a appelé à l'ouverture d'une enquête pour crime de guerre et demandé que les responsables rendent des comptes, estimant qu'il est “temps que l'impunité cesse et que les victimes obtiennent justice”.

SOURCE:TRT français et agences