Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré qu'il n'existe actuellement aucun accord avec le Liban, où les forces israéliennes ont tué 20 personnes supplémentaires lors de l'invasion en cours, violant ainsi la trêve négociée par les États-Unis.
Netanyahu a tenu ces propos vendredi, en ouverture d'une réunion du cabinet de guerre israélien, selon la chaîne de télévision publique israélienne KAN.
Recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans la bande de Gaza assiégée, Netanyahu a déclaré qu'un accord de cessez-le-feu avec le Liban "n'est pas encore finalisé", soulignant que "du point de vue d'Israël, il n'y a actuellement aucun accord".
Il a ajouté que "l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban n'a pas été entièrement formulé et n'est pas encore finalisé".
"Le Hezbollah s'y oppose et, par conséquent, du point de vue d'Israël, il n'existe actuellement aucun accord", a déclaré le Premier ministre israélien.
Il a souligné que le président américain Donald Trump est "un partenaire stratégique d'Israël", ce qui implique de maintenir le dialogue et les discussions entre les parties concernées.
Le chef d'état-major israélien, Eyal Zamir, a indiqué aux ministres que la direction politique devait déterminer la suite des opérations, insistant sur le fait que "l'armée est également prête à intensifier les combats si cette décision est prise".
"Si un cessez-le-feu peut être conclu à des conditions acceptables pour nous, il est préférable qu'il intervienne aujourd'hui plutôt que dans un mois aux mêmes conditions", a-t-il déclaré.
Des sources israéliennes et américaines ont indiqué à KAN que les conditions proposées par Israël incluent la démilitarisation du Sud-Liban jusqu'au fleuve Litani, le maintien d'une zone de sécurité sous contrôle israélien et la garantie de la liberté d'action face à ce qu'il qualifie de "menaces immédiates".
Israël étend son invasion
Ces derniers jours, Israël a intensifié son offensive militaire au Liban, affirmant que le Hezbollah viole l'accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis, annoncé le 17 avril et prolongé jusqu'à début juillet.
Israël viole quotidiennement cet accord par des bombardements meurtriers et la destruction massive de maisons, tandis que le Hezbollah riposte en tirant des roquettes et en utilisant des drones contre les forces israéliennes au sud du Liban et au nord d'Israël.
Un communiqué conjoint libano-américain-israélien, publié jeudi, a annoncé que Beyrouth et Tel-Aviv s'étaient entendus, lors de pourparlers à Washington, sur la mise en œuvre d'un cessez-le-feu conditionné par l'arrêt complet des attaques du Hezbollah et le retrait de tous ses membres de la zone située au sud du fleuve Litani.
Le président libanais, Joseph Aoun, a déclaré que les États-Unis détermineraient le calendrier et les modalités d'application de la trêve, qui pourrait entrer en vigueur dans les 24 heures suivant son approbation.
Israël occupe des territoires au sud du Liban, certains depuis des décennies et d'autres conquis lors de la guerre israélienne de 2023-2024.
Lors de l'invasion actuelle, les forces israéliennes ont pénétré de plus de 10 kilomètres en territoire libanais, marquant ainsi leur occupation la plus profonde depuis 2000.
Selon les autorités libanaises, plus de 3 500 personnes ont été tuées et plus de 10 000 blessées lors des attaques israéliennes menées à travers le Liban depuis le 2 mars.
























