Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé lundi qu'il y avait eu samedi et dimanche en France à l'occasion du sacre du PSG en Ligue des champions "plus de 890 interpellations, en hausse de plus de 45%" par rapport à 2025.
Il a ajouté que "178" policiers et gendarmes avaient été blessés au cours de ces deux jours. Les forces de l'ordre ont été "soumises à des agressions systématiques, jets de projectiles, tirs de mortier qui ont explosé", a-t-il précisé sur la radio publique France Inter.
Sur BFMTV, Laure Beccuau, procureure de Paris, fait état de 256 gardes à vue et évoque "11 dossiers en comparution immédiate qui concernent quasi exclusivement des violences contre les forces de l'ordre".
Le président Emmanuel Macron avait jugé dimanche "inqualifiables" les violences "à Paris et dans d'autres villes" ayant suivi samedi soir la victoire du PSG en finale de Ligue des champions à Budapest.
"Ça, c'est pas le foot, ça c'est pas le sport, c'est pas ce qu'on aime. Donc merci à nos policiers, à nos gendarmes. On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras-le- bol", avait déclaré le chef de l'Etat, en évoquant des "scènes de violence inacceptables".
En 2025, après la première victoire du club parisien en Ligue des champions, 592 personnes avaient été arrêtées, dont 491 à Paris.
"Ca fait des siècles que ça existe"
Ces violences ont suscité dimanche de vives réactions dans l'opposition.
Le Rassemblement national (RN, extrême droite), par la voix de Marine Le Pen, s'est insurgé contre les violences, une particularité française à ses yeux. "Il n'y a qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes", a-t-elle écrit.
La présidente LR (droite) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a dénoncé "les racailles décérébrées qui se permettent de tout casser, ternissent l'image de Paris et de la France !", réclamant "des sanctions exemplaires pour leur faire passer l'envie de recommencer".
Pour Raphaël Glucksman (Place publique, gauche), "la France vit sous tension, on le voit partout, on est une cocotte-minute prête à exploser", a-t-il déploré.
"A partir du moment où il y a ces débordements, on ne peut pas être satisfait de la gestion de la soirée (de samedi) telle qu'elle a été organisée par le gouvernement", a déclaré le porte-parole de LFI (gauche) Manuel Bompard.
Le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a pour sa part relativisé en partie ces débordements, soulignant que "ça fait des siècles que ça existe" et souligné que "dans l'immense majorité des cas, les gens ont vécu ça en famille, avec des amis".





















