Le Pentagone et Lockheed Martin ont annoncé un accord de dix ans portant sur la production de 850 avions de combat F-35, soulignant l'engagement à long terme de Washington en faveur de ces appareils furtifs de haute technologie.
Les deux parties ont annoncé l'accord jeudi, sans en préciser la valeur. Celui-ci intervient alors que le Pentagone cherche à conclure des contrats pluriannuels afin d'accroître la production d'armements américains et de renforcer la base industrielle de défense des États-Unis.
Cet accord "confirme le rôle de l'appareil en tant que principal avion de combat de première ligne du monde libre pour les années à venir", a déclaré Jim Taiclet, président du conseil d'administration, président-directeur général de Lockheed Martin, lors d'une conférence téléphonique avec des investisseurs.
Les F-35, utilisés par les forces américaines au combat pendant la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, existent en trois versions dont le coût peut dépasser 100 millions de dollars par appareil.
Cet "accord-cadre", qui, selon le Pentagone, permettra de "moderniser et d'étendre" le programme F-35, nécessite encore l'approbation du Congrès et l'attribution des financements nécessaires.
"Nous avons profondément transformé notre approche pour stabiliser la base industrielle de défense américaine et produire à un rythme et à une échelle accrus", a indiqué Michael Duffey, haut responsable chargé des acquisitions, dans le communiqué du Pentagone.
"En alignant les incitations financières sur les performances réelles, nous veillons à ce que nos combattants disposent des capacités létales dont ils ont besoin pour combattre et remporter la victoire", a-t-il ajouté.
Fruit d'un projet commun entre les États-Unis et plusieurs pays alliés, le F-35 est l'un des avions militaires les plus avancés au monde. Selon Lockheed Martin, plus de 1 375 appareils sont déployés à travers le monde.
S'il est approuvé, l'accord permettra aux États-Unis de disposer d'un programme d'avions de combat "prévisible, abordable et résilient", a indiqué Lockheed Martin, évoquant des économies de plusieurs milliards de dollars attendues grâce à des tarifs fixés sur le long terme et à des remises accordées en fonction des volumes de production.
"Une plus grande visibilité"
En contrepartie de l'engagement du Pentagone sur dix ans, Lockheed Martin financera des projets à hauteur de 7 milliards de dollars destinés à soutenir le programme F-35, a précisé le ministère américain de la Défense.
"Grâce à la plus grande visibilité qu'offre la nouvelle approche transformatrice du gouvernement américain en matière de production et de maintien en condition opérationnelle des F-35, nous pouvons réaliser les investissements initiaux nécessaires pour accroître les capacités, améliorer l'efficacité et renforcer la résilience de la chaîne d'approvisionnement", a déclaré Jim Taiclet dans un communiqué.
"C'est une bonne chose pour les contribuables, pour nos fournisseurs et, surtout, pour les États-Unis et leurs alliés", a-t-il ajouté.
Outre les avions F-35 eux-mêmes, l'accord couvre également les pièces de rechange initiales, dix années de kits de modification et de maintien en condition opérationnelle, ainsi que les commandes des clients internationaux, a indiqué Lockheed Martin.
Les États-Unis ont récemment annoncé, en septembre, l'approbation d'une vente de 48 avions furtifs à l'Arabie saoudite pour un montant de 24,3 milliards de dollars.
Lockheed Martin a déclaré que le programme F-35 soutiendrait plus de 315 000 emplois et générerait près de 80 milliards de dollars d'activité économique au cours des dix prochaines années, "renforçant la base industrielle du pays et assurant une stabilité à long terme aux fournisseurs".
Jeudi, l'entreprise a également annoncé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes pour le troisième trimestre, bénéficiant une nouvelle fois d'une hausse de l'activité dans l'ensemble de ses divisions.
L'action Lockheed Martin a bondi de plus de 7 % lors des échanges de jeudi, clôturant à 590,20 dollars.



















