L’enquête ouverte après une violente agression survenue samedi 18 avril 2026 dans le quartier de l’Ariane, à Nice, a connu un tournant ce mercredi. Dans un communiqué, le parquet de Nice a en effet annoncé que deux fonctionnaires de police ont été placés en garde à vue pour des faits de violences aggravées et de vol aggravé.
Selon le procureur de la République Damien Martinelli, venant confirmer les détails donnés plus tôt par l’avocat de la victime, Maître Sefen Guez Guez, un jeune homme né en 2003 a déposé plainte après avoir été agressé à proximité de son domicile. Le jeune homme avait indiqué qu’une dispute avait éclaté avec deux individus alcoolisés qui pensaient avoir été insultés alors qu’il téléphonait, avant que la situation ne dégénère.
Dans une vidéo tournée par un voisin, la victime reçoit plusieurs coups au visage, est projetée au sol, puis à nouveau frappée après avoir tenté de s’éloigner.
Vol de 100 euros
Damien Martinelli précise par ailleurs que l’un des policiers avait également dérobé plusieurs effets personnels tombés au sol, dont une somme de 100 euros et un permis de conduire.
Une enquête pour violences aggravées et vol aggravé avait été ouverte dès le 21 avril après que le père du jeune homme s’est présenté aux autorités pour leur transmettre une vidéo accablante de la scène de violences.
Le 22 avril au matin, ces deux policiers, nés en 1998 et 1999 et affectés dans une compagnie de CRS en déplacement à Nice, se sont présentés aux services de police accompagnés de leur hiérarchie avant d’être finalement placés en garde à vue.
L’affaire a été révélée publiquement par Maître Sefen Guez Guez qui avait diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux en évoquant "un nouveau dossier de violence policière présumée" et un "déchaînement de violence" de la part de deux individus se revendiquant policiers. On y entendait notamment la victime exhorter un voisin à appeler la police avant que ses agresseurs ne lui rétorquent "c'est nous la police".Interrogé par Anadolu après les annonces du parquet, l’avocat niçois indique qu’il souhaite désormais que justice soit faite.
"C’est avec beaucoup de colère que l’on apprend que l’hypothèse d’une agression par des policiers se confirme. Nous espérons que justice soit faite. C’est évidemment la vidéo qui a conduit à leur reddition" a-t-il sobrement commenté.
Dans sa plainte, la victime décrivait en détail l’agression, évoquant des coups de poing au visage, une chute au sol après avoir été tirée par les cheveux, puis des coups de pied répétés alors qu’elle se trouvait à terre. Elle indiquait également avoir tenté de se défendre avant d’être à nouveau maîtrisée et frappée.
Le certificat médical établi à l’hôpital Pasteur de Nice fait état de plusieurs blessures, dont des dermabrasions au genou gauche, au bras gauche et à l’omoplate droite, un hématome à la lèvre supérieure ainsi qu’une plaie à l’oreille droite.
La procédure judiciaire se poursuit désormais afin d’établir les responsabilités exactes dans cette affaire.




















