L’Iran qualifie ce matin le délai de 60 jours de "totalement caduc" après la violation du protocole d’accord par les États-Unis, qui ont repris leurs frappes sur l’Iran dès juillet.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que le délai de 60 jours n’avait plus aucune pertinence à la suite du protocole d’accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, affirmant que les États-Unis avaient violé cet accord quelques semaines après sa signature.
Le protocole d’accord prévoyait une période de 60 jours pour des négociations sur deux points : la levée des sanctions et la question nucléaire. Cette période aurait pu être prolongée si aucun accord n’avait été trouvé.
"La République islamique d’Iran n’élabore jamais ses politiques sous la pression, sous forme d’ultimatums ou dans le cadre de délais imposés", a déclaré Esmail Baghaei, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le président du Parlement iranien et principal négociateur est même allé plus loin. Mohammad Bagher Ghalibaf a proclamé une victoire à la fois militaire et politique dans la guerre contre les États-Unis et Israël.
Silence du côté des États-Unis
Le président Donald Trump s’est contenté pour l’instant d’annoncer que les États-Unis allaient réduire leurs exercices militaires avec la Corée du Sud. Il invoque ses relations positives avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le manque de soutien de Séoul dans son conflit avec l’Iran.
Les exercices conjoints avec la Corée du Sud ont débuté lundi comme prévu, a indiqué l’état-major interarmées sud-coréen au média américain CNN.
Les négociations sur le détroit d’Ormuz se poursuivent malgré tout.
L’Iran et le sultanat d’Oman continuent leurs discussions "avec le plus grand sérieux", a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei.
Celui-ci a dénoncé la présence de plusieurs "acteurs cherchant à exercer une influence sur ce processus" pour expliquer le retard pris dans l’annonce d’un accord, malgré l’optimisme manifesté ces derniers jours.
Le trafic dans cette voie navigable reste modéré par rapport aux niveaux d’avant-guerre.






















