Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé mardi leur profonde inquiétude face à la violence persistante au Soudan, en particulier dans les régions du Kordofan et du Darfour, et ont appelé toutes les parties à mettre immédiatement fin aux combats.
Dans une déclaration, ils ont fermement condamné les rapports faisant état de frappes répétées de drones contre des civils, des infrastructures civiles et du personnel humanitaire, ainsi que des locaux et des biens, y compris plusieurs attaques ayant touché le Programme alimentaire mondial (PAM) depuis le début du mois de février.
Ils ont averti que les “attaques délibérées” contre le personnel humanitaire ou leurs biens pourraient constituer des crimes de guerre et ont exhorté toutes les parties à respecter les protections prévues par le droit international.
La déclaration a également condamné leurs attaques continues et leur rôle déstabilisateur des Forces de soutien rapide (RSF) au Kordofan, citant des détentions arbitraires, des violences sexuelles liées au conflit, des meurtres systématiques, des déplacements massifs et des ciblages motivés par l’ethnie à Al Fasher.
“Les membres du Conseil ont appelé à ce que tous les auteurs d’abus et de violations soient tenus pour responsables”, ont-ils déclaré, exigeant que toutes les parties protègent les civils et respectent leurs obligations au titre du droit international.
Ils ont fait part de leur vive inquiétude face à la famine et à l’insécurité alimentaire extrême induites par le conflit, en appelant à un accès humanitaire sans entrave et à un passage sûr pour les civils. Ils ont également souligné que la famine ne doit pas être utilisée comme arme de guerre.
Le Conseil a insisté sur la priorité de faire progresser les discussions en vue d’un cessez-le-feu durable et d’un processus politique soudanais global, inclusif et dirigé par les Soudanais.
Ils ont salué les efforts coordonnés des acteurs régionaux, de l’ONU et des partenaires internationaux pour mettre en œuvre une trêve humanitaire et soutenir une voie crédible vers une gouvernance dirigée par les civils.
Les membres du Conseil ont également exhorté tous les pays à s’abstenir de toute ingérence extérieure susceptible d’aggraver le conflit.
Ils ont “réaffirmé sans équivoque leur engagement indéfectible envers la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale du Soudan. Les membres du Conseil ont réaffirmé leur rejet de l’établissement d’une autorité parallèle dans les zones contrôlées par les RSF”, indique la déclaration.
















