Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré mercredi que le sommet de l'OTAN de 2026, qui s'est tenu dans la capitale Ankara, s'était achevé "avec succès", le qualifiant de rassemblement "historique" qui contribuera à façonner l'avenir de l'alliance à une époque où les défis en matière de sécurité s'intensifient dans toute la région euro-atlantique.
"Nous avons clôturé avec succès notre sommet de l’OTAN, que nous avons accueilli dans notre pays pour la deuxième fois en 22 ans et pour la première fois dans notre capitale, Ankara", a déclaré Erdogan lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet.
Il a ajouté que cette réunion intervenait à un moment critique pour la sécurité euro-atlantique et qu’elle aurait une importance durable pour l’alliance.
"Ce sommet historique, que nous avons accueilli à un moment où la sécurité euro-atlantique est mise à l’épreuve, s’est déroulé d’une manière qui façonnera notre avenir commun", a-t-il déclaré.
Erdogan a indiqué que la Türkiye avait dû faire face à des crises régionales et au terrorisme pendant des décennies sans bénéficier des "dividendes de la paix" de l’après-guerre froide dont ont profité de nombreux pays européens.
"Il y a eu des moments où nous avons été laissés pour compte et traités injustement. C’est pourquoi nous avons souvent dû compter sur nos propres capacités", a-t-il déclaré.
Il a souligné que ces efforts ont permis à la Türkiye de dépasser de nombreux alliés de l’OTAN en matière de dépenses de défense, de capacités militaires et de puissance de son industrie de défense.
"Aujourd’hui, en termes de dépenses de défense, de capacités militaires et d’industrie de défense qui les sous-tend, nous devançons largement de nombreux alliés", a déclaré Erdogan.
Le président a ajouté que les dirigeants de l’OTAN avaient fait le point sur la mise en œuvre des engagements pris lors du sommet de l’année dernière à La Haye et réaffirmé les projets de la Türkiye visant à accroître encore sa contribution à l’alliance.
Le rôle de la Türkiye au sein de l’OTAN
Soulignant le rôle militaire de la Türkiye au sein de l’OTAN, Erdogan a indiqué que le pays disposait de la deuxième plus grande force terrestre de l’alliance et qu’il constituait depuis longtemps le pilier de la sécurité sur le flanc sud-est de l’OTAN.
"Nous disposons actuellement de la deuxième plus grande armée de terre de l’OTAN. Depuis des décennies, la sécurité du flanc sud-est de l’OTAN est en grande partie confiée à notre pays", a-t-il déclaré.
Il a précisé que la Türkiye restait l’un des principaux contributeurs aux opérations, aux missions et au financement commun de l’OTAN, ajoutant que des avions de chasse F-16 turcs seraient déployés en Estonie à partir du mois d’août dans le cadre de la mission de police aérienne de l’OTAN.
Erdogan a également indiqué que la Türkiye continuerait à diriger la Force de l’OTAN au Kosovo (KFOR) jusqu’en septembre 2026 et qu’elle devrait prendre le commandement de la Force de réaction de l’OTAN en 2028-2029.
Mettant en avant l’industrie de la défense turque, Erdogan a déclaré que la Türkiye figurait parmi les rares membres de l’OTAN capables de produire leurs propres avions de combat, chars, navires de guerre et systèmes de défense aérienne.
Il a ajouté que la Türkiye était devenue un leader mondial dans le domaine des drones, des drones navals et de la construction navale, tout en fournissant des équipements de défense aux pays alliés.
Erdogan a réaffirmé que les initiatives de l’UE en matière de défense devaient compléter celles de l’OTAN, plutôt que de faire double emploi.
"Les initiatives de l’Union européenne en matière de défense doivent compléter l’OTAN et éviter tout double emploi inutile. J’attire l’attention de nos alliés et des dirigeants de l’UE sur ce point important à chaque occasion et dans chaque instance", a-t-il déclaré.
Erdogan a également renouvelé son appel en faveur de la levée des restrictions qui subsistent sur le commerce des équipements de défense entre les alliés de l’OTAN.
"Bien que certains obstacles au commerce des équipements de défense entre alliés aient diminué, ils persistent. Ces restrictions doivent être levées dès que possible, sans conditions", a-t-il déclaré.






















