Le ministre turc des Transports et des Infrastructures, Abdulkadir Uraloglu, a déclaré ce jeudi qu'un protocole d'accord avait été signé concernant le corridor de Zangezur. Il a ajouté que le projet pourrait être concrétisé d'ici quatre à cinq ans, créant ainsi une liaison plus directe et à haute capacité avec le monde turcophone.
Interrogé par la chaîne 24 TV, Uraloglu a précisé que le corridor de Zangezur devait être considéré comme un axe de transport complémentaire aux liaisons est-ouest existantes, permettant ainsi d'accroître les capacités de transport.
Il a indiqué que le tracé prévu partirait de Kars, dans l'est de la Türkiye, traverserait Igdir et Dilucu pour rejoindre le Nakhitchevan en Azerbaïdjan, puis emprunterait le corridor de Zangezur, long d'environ 43 kilomètres, avant de se connecter à l'Azerbaïdjan continental.
Uraloglu a précisé que les travaux du côté azerbaïdjanais étaient presque terminés et qu'un protocole d'accord avait été signé concernant le corridor de Zangezur lui-même, même si la construction n'y a pas encore débuté.
"Je pense que les travaux commenceront prochainement, sans trop de retard", a-t-il assuré.
Il a précisé qu'une section de 180 kilomètres du côté de Nakhitchevan serait en partie modernisée et en partie construite, tandis que la construction de la section turque de 224 kilomètres est déjà en cours.
"D'ici quatre à cinq ans, la mise en service du corridor de Zangezur permettra de créer un corridor à haute capacité et plus direct, desservant le monde turcophone", a-t-il conclu.
Le corridor de Zangezur est perçu comme une voie de transport stratégique reliant plus directement la Türkiye à l'Azerbaïdjan continental et, au-delà, à l'Asie centrale.
Il est également considéré comme un segment potentiellement important du Corridor central, la route commerciale reliant la Chine à l'Europe via l'Asie centrale, la mer Caspienne, le Caucase du Sud et la Türkiye.
Une fois achevé, il offrira une liaison terrestre plus directe entre la Türkiye et l'Azerbaïdjan via le Nakhitchevan et pourra contribuer à accroître les capacités de transport régionales, en complément des routes existantes via la Géorgie.




















