L'audience s'est ouverte le 16 mars dernier devant la cour d'appel de Paris. Le procès doit durer jusqu'à la fin du mois de mai.
Depuis la mi-mars jusqu’à ces dernières semaines, les parties civiles ont été entendues. Nicolas Sarkozy n’a jamais commenté les déclarations des uns et des autres, il a juste répété à plusieurs occasions:”Je n’ai commis aucun des actes reprochés”.

Ce matin, dès le début de son audition, l’ancien président français a choisi de revenir sur les déclarations des parties civiles et notamment des familles des personnes mortes dans l'attentat du DC-10, qui a fait 170 morts dont 54 Français au Niger en 1989. Le Libyen Abdallah Senoussi, membre de la famille de Mouammar Kadhafi, est accusé d'en être l’instigateur. Les proches collaborateurs de Sarkozy l’avaient rencontré à Tripoli en Libye alors qu’il était recherché pour cet attentat.
Nicolas Sarkozy livre une explication à ces rencontres dès ses premières minutes à la barre: “La vérité, c'est qu'il n'y a pas eu un seul centime d'argent libyen dans ma campagne. La vérité, c'est que je n'ai pas agi en faveur de monsieur Senoussi. (...) La vérité, c'est que cette visite qui les a tant choqués, elle est la conséquence de la libération des infirmières bulgares.", (NDLR: infirmières retenues en Libye et accusées d’avoir contaminé du sang transfusé avec le virus du VIH).
Ce matin, la veuve du commandant de bord du DC-10 qui s’est portée partie civile dans cette affaire réagit auprès de France Info. Elle exprime sa colère de voir l’ancien chef d’Etat se présenter en victime et d’avoir hyper-médiatisé ses 20 jours de prison. La semaine dernière, elle avait apostrophé en pleine audience Nicolas Sarkozy avec un: “Personne ne peut croire que vous ne saviez pas”.
Aujourd’hui, elle regrette que les accusés se posent en victimes: “On a complètement inversé les choses. Les victimes, ce sont ceux qu'on a tués et leurs familles, bousillées".











