MOYEN-ORIENT
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Netanyahu comparaît devant un tribunal pour la 1ère fois depuis le début de la guerre en Iran
Le Premier ministre israélien doit témoigner dans l'affaire n° 4000, où il est accusé de corruption, de fraude et d'abus de confiance, selon le parquet.
Netanyahu comparaît devant un tribunal pour la 1ère fois depuis le début de la guerre en Iran
Netanyahu comparaît pour la première fois depuis le début de la guerre contre l'Iran dans le cadre de son procès pour corruption

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a comparu mardi devant le tribunal de district de Tel-Aviv pour la 81e fois depuis le début de son procès en 2020, afin de répondre aux accusations de corruption portées contre lui.

Cette audience marque la première comparution de Netanyahu depuis environ deux mois, soit depuis le déclenchement de la guerre avec l'Iran le 28 février.

Netanyahu devait initialement comparaître lundi, mais il a demandé l'annulation de l'audience, invoquant des "raisons de sécurité", avant de tenir des consultations de sécurité liées à la guerre au Liban.

Le quotidien israélien Maariv rapporte que Netanyahu est dans la phase finale de son témoignage, après avoir déjà témoigné pendant plus de 80 jours d'audience.

Selon le parquet, il lui reste encore environ onze jours de témoignage, outre un bref contre-interrogatoire par ses avocats.

"Ces deux dernières semaines, ses audiences ont été annulées à sa demande, et depuis le début de la guerre avec l'Iran, il n'a pas témoigné, malgré la reprise de toutes les audiences en Israël", a indiqué le journal.

Netanyahu doit témoigner dans l'affaire n° 4000, où il est accusé de corruption, de fraude et d'abus de confiance, a-t-il ajouté.

Selon l'acte d'accusation, Netanyahu aurait entretenu des relations de corruption avec l'homme d'affaires Shaul Elovitch, ancien propriétaire du site d'information Walla. Dans ce contexte, Netanyahu et sa famille sont accusés d'avoir formulé diverses exigences concernant une couverture médiatique favorable et d'avoir demandé la censure de leurs rivaux politiques.

Ces audiences interviennent dans un contexte de divisions en Israël, suite aux informations selon lesquelles Netanyahu aurait sollicité une grâce auprès du président israélien Isaac Herzog.

Le 30 novembre, Netanyahu a demandé une grâce présidentielle sans reconnaître sa culpabilité ni renoncer à ses fonctions politiques.

Corruption, fraude et abus de confiance

Depuis le début de son procès en 2020, Netanyahu nie toutes les accusations, les qualifiant de "campagne à motivation politique" visant à le destituer.

La loi israélienne n'autorise pas la grâce présidentielle sans reconnaissance de culpabilité.

Netanyahu est accusé de corruption, de pots-de-vin et d'abus de confiance dans trois affaires, connues sous les noms d'affaires 1000, 2000 et 4000, pour lesquelles des actes d'accusation ont été déposés en novembre 2019.

L'affaire 1000 porte sur des allégations selon lesquelles Netanyahu et des membres de sa famille auraient reçu des cadeaux de grande valeur de riches hommes d'affaires en échange de faveurs.

Dans l'affaire 2000, il est accusé d'avoir négocié avec Arnon Mozes, éditeur du journal Yedioth Ahronoth, pour obtenir une couverture médiatique favorable.

Son procès dans ces affaires a débuté en 2020 et est toujours en cours.

Outre les accusations de corruption, Benyamin Netanyahu est recherché depuis 2024 par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza, où plus de 72 000 personnes ont été tuées lors d'une offensive israélienne meurtrière depuis octobre 2023.

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SOURCE:TRT français et agences