Les États-Unis ordonnent le départ de leur personnel diplomatique d’Arabie saoudite

Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, les États-Unis ont ordonné à une partie de leur personnel diplomatique non-essentiel de quitter l’Arabie saoudite.

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Des véhicules circulant à côté du quartier diplomatique à Riyad / Reuters

Le département d’État a indiqué qu’il avait ordonné le départ d’une partie du personnel diplomatique américain d’Arabie saoudite, alors que les tensions ne cessent d’accroître au Moyen-Orient. La décision concerne principalement les diplomates non-essentiels et certains membres de leurs familles, selon plusieurs responsables américains cités par les médias.

Cette mesure a été prise par “principe de précaution” face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la région. Ces dernières semaines, les échanges de frappes, les attaques de drones et les tirs de missiles dans la région du Golfe ont fortement augmenté, faisant craindre un embrasement régional.

L’ordre de départ concerne notamment le personnel basé à l’ambassade américaine à Riyad et dans les missions consulaires du royaume. Washington n’a toutefois pas annoncé la fermeture de ses représentations diplomatiques, qui continueront de fonctionner avec un personnel réduit.

Cette décision intervient alors que plusieurs installations énergétiques et infrastructures stratégiques du Golfe sont considérées comme des cibles potentielles dans le cadre de la confrontation actuelle. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, avait déjà été visée par des attaques de drones et de missiles ces dernières années, notamment lors des frappes contre les installations de Saudi Aramco en 2019.

Les autorités américaines ont par ailleurs renouvelé leurs recommandations de sécurité à l’égard de leurs ressortissants présents dans le royaume, les invitant à faire preuve d’une “vigilance accrue”. Des mesures similaires pourraient être envisagées dans d’autres pays du Golfe si la situation continue de se détériorer.

Cette évacuation partielle illustre l’inquiétude croissante de Washington face au risque d’extension du conflit au-delà de ses théâtres actuels, alors que plusieurs pays de la région redoutent d’être entraînés dans une confrontation plus large impliquant directement l’Iran et les États-Unis.