FRANCE
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France-Algérie: Paris vise un retour à 250.000 visas par an
La France souhaite ramener progressivement à environ 250.000 par an le nombre de visas délivrés aux ressortissants algériens, niveau enregistré avant la crise diplomatique entre Paris et Alger, a annoncé l’ambassadeur français en Algérie.
France-Algérie: Paris vise un retour à 250.000 visas par an
Les deux pays discutent désormais du rétablissement de leurs personnels diplomatiques et consulaires

Dans un entretien accordé au média algérien TSA, l’ambassadeur Stéphane Romatet, a reconnu une baisse des délivrances ces derniers mois, provoquée notamment par la réduction des effectifs consulaires et les difficultés rencontrées par les demandeurs pour obtenir un rendez-vous.

Les deux pays discutent désormais du rétablissement de leurs personnels diplomatiques et consulaires. La France souhaite disposer dès cet été de l’ensemble des effectifs nécessaires au traitement des demandes.

Cette accélération, présentée comme un moyen de préserver les liens humains et économiques entre les deux pays, suscite néanmoins des critiques à droite en France, où certains responsables réclament de conditionner les visas à la reprise par Alger de ses ressortissants visés par une obligation de quitter le territoire français.

Sécurité, justice et migrations au cœur de la reprise

Revenu à Alger depuis deux mois à la demande d’Emmanuel Macron, Stéphane Romatet affirme avoir reçu pour mission de rétablir une relation fondée sur la confiance après près de deux années de tensions.

La reprise concerne en priorité la sécurité, la justice et les migrations, trois domaines dans lesquels les échanges avaient été fortement ralentis, voire suspendus.

Paris souhaite notamment relancer la coopération policière et judiciaire contre le trafic de drogue. Les discussions ont également repris sur les biens dits « mal acquis », dont l’Algérie réclame la restitution.

La visite du ministre français de la Justice à Alger en mai, puis celle d’une délégation de hauts magistrats algériens à Paris, ont permis de réouvrir ces dossiers.

Plusieurs déplacements officiels ont également eu lieu dans les deux sens, notamment ceux de la ministre française déléguée aux Armées et du ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud.

Paris veut relancer les échanges économiques

Les tensions diplomatiques ont aussi entraîné une baisse importante des échanges commerciaux, particulièrement des exportations françaises vers l’Algérie.

La visite à Alger du président du Medef, suivie d’une invitation adressée au président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, doit soutenir la reprise. Une nouvelle délégation d’entreprises françaises pourrait se rendre en Algérie à l’automne.

La France a par ailleurs installé, pour la première fois depuis plusieurs années, un pavillon réunissant une trentaine d’entreprises lors de la Foire internationale d’Alger.

Des projets sont également évoqués dans les transports maritimes, la santé, l’industrie pharmaceutique, l’alimentation, la finance, l’intelligence artificielle et l’économie numérique. La présence de jeunes entreprises algériennes au salon VivaTech est notamment présentée comme un signe du rapprochement dans le secteur technologique.

Dans l’automobile, Renault discute avec les autorités algériennes d’une réouverture de son usine d’Oran. Stellantis est déjà présent dans le pays, notamment à travers les marques Fiat et Peugeot.

L’ambassadeur a présenté cette reprise des visas et des coopérations comme le début d’une nouvelle étape de la relation franco-algérienne, destinée à “rattraper le temps perdu” après la crise.​​​​​​​

SOURCE:TRT français et agences