Hakan Fidan: le groupe terroriste YPG “ne change de position que face à la force”

Le ministre turc des Affaires étrangères a affirmé que le groupe terroriste YPG adopte une position maximaliste tout en prétendant publiquement soutenir le dialogue avec Damas.

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Selon Fidan, le groupe terroriste a cherché à se créer des marges de manœuvre en mettant en avant son rôle dans la lutte contre Daech / AA

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que le groupe terroriste YPG a démontré qu’il ne change de position que lorsqu’il est confronté à la force, estimant que le dialogue à lui seul n’a pas permis de faire évoluer son attitude en Syrie.

“Tout le monde voit et sait que (le groupe terroriste YPG/FDS) est un acteur qui ne change de position que lorsqu’il fait face à la force, lorsque la force est appliquée”, a soutenu Hakan Fidan lors d’un entretien accordé vendredi au radiodiffuseur public turc TRT Haber.

Évoquant les développements en Syrie, Fidan a révélé que ce groupe, qu’il décrit comme une extension du PKK, a systématiquement rejeté tout compromis avec l’administration de Damas.

“En tant qu’extension du PKK, les FDS ont cette caractéristique : elles n’ont aucune chance d’obtenir quoi que ce soit par le dialogue seul, sans la force ou la menace de la force”, a-t-il certifié.

Selon lui, le groupe a cherché à se créer des marges de manœuvre en mettant en avant son rôle dans la lutte contre Daech et en nouant des contacts avec des acteurs régionaux et internationaux.

“Ils disent : “Si je n’accepte pas, j’appellerai d’autres acteurs régionaux et mondiaux à mes côtés.” C’est pour cette raison qu’il y a des rencontres avec certains sénateurs, etc. Ils entretiennent également des contacts en cours avec Israël”, a-t-il avancé.

Il a averti que ces démarches ne produiraient aucun résultat.

L’intégration, une option réaliste

“Ces relations ne vous mèneront nulle part. Ce qu’il faut faire, c’est rechercher de véritables solutions avec les véritables acteurs de la région”, a assuré Fidan.

Il a indiqué que le groupe terroriste maintient des positions maximalistes tout en affirmant publiquement être favorable au dialogue.

“Dire en permanence que l’on est favorable à un accord tout en faisant exactement le contraire — tout le monde voit qu’il ne change de position que lorsqu’il est confronté à la force”, a-t-il ajouté.

Fidan a précisé que les services de renseignement turcs et les canaux diplomatiques avaient, à plusieurs reprises, transmis la position d’Ankara au groupe terroriste YPG ainsi qu’aux parties syriennes, sans résultat positif.

“Malheureusement, comme nous l’avions prévu, il n’y a eu aucun changement. Nous avons maintenant commencé à vivre le processus qui a débuté à Alep également”, a-t-il déclaré.

Il a dit s’attendre à ce que la situation se conclue par le démantèlement de ce qu’il a qualifié de structure parallèle, permettant à une autorité étatique unique de servir l’ensemble des citoyens à Alep.

Hakan Fidan a décrit l’intégration comme une option réaliste, ajoutant que ce qui reste irréaliste est “le refus du PKK d’entrer dans ce processus”.

Il a ,enfin, estimé que les objectifs régionaux et américains se recoupent en Syrie, “à l’exception d’Israël”, qu’il a accusé de poursuivre une politique de division pour mieux régner.